Programme

La 24e édition du festival de la correspondance a eu lieu du 2 au 6 juillet 2019, sur le thème "Les années 1950 en France".
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Mardi 2 juillet

Ouverture

Ouverture du 24e festival de la correspondance

Sous la présidence d’honneur de Philippe Tesson, journaliste

lecture spectacle



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
en partenariat avec Le Clair de Plume

 

Goûter les années 50, une lecture gourmande
Sur une idée de Julia de Gasquet et de Jean-Luc Valadeau
Avec Marie-Christine Barrault et le chef étoilé, Julien Allano (le Clair de la Plume, Grignan).

Cuisine des mots, poésie des mets, recherche d’une épure savoureuse, les correspondances entre cuisine et littérature sont nombreuses. Sorti en 2016 (Gallimard),  La Cheffe, roman d’une cuisinière de Marie N’Diaye narre la vie d’une cuisinière de génie, née en 1950 qui a, très jeune et en autodidacte, appris  la cuisine de l’immédiat après-guerre. La langue somptueuse de Marie N’Diaye, prix Goncourt en 2009, entrée au répertoire de la Comédie Française, donne vie à la cuisine singulière de la Cheffe, une vie interprétée en scène par la voix de Marie-Christine Barrault et par les gestes et les saveurs du chef Julien Allano.
Le public sera invité à déguster une mise en bouche à la fin de la lecture.

LECTURE SPECTACLE



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

« Cet accord oublié » : Lettres de Françoise Sagan, 1950-1980.

adaptation Julia de Gasquet
mise en voix Jérémie Lippmann
avec Olivia Ruiz
et Vincent David, guitare, David Hadjadj, clavier

A 19 ans, en 1954, Françoise Sagan publie Bonjour Tristesse : « Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres. Cet été là, j'avais dix-sept ans et j'étais parfaitement heureuse ». La presse s'emballe pour le ton nouveau de cette mineure que l'on compare à Colette ou à Radiguet. Le livre obtient le prestigieux Prix des Critiques avant d'être encensé par François Mauriac. Le public curieux et un tantinet choqué suit, les ventes explosent et Bonjour Tristesse atteint à ce jour plus de deux millions d'exemplaires vendus. C'est l'un des plus grands best-sellers de l'histoire de l'édition française. La jeune Françoise Sagan connaît la gloire, propulsée icône de la jeunesse affranchie des années 50-60 et bientôt égérie des zazous, des hussards et des existentialistes parisiens de tous poils. « La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou », dira-t-elle plus tard. Les lettres de Françoise Sagan, dont certaines présentées à Grignan sont inédites, font entendre ce ton drôle, désinvolte et tendre qui raconte une époque.

 

Mercredi 3 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National du Livre

 

avec Denis Westhoff
pour Sagan et fils, Stock, 2012
et Françoise Sagan, ma mère, l’album illustré. Flammarion, 2012

Célèbre à dix-neuf ans, Françoise Sagan n'est pas seulement un écrivain populaire et un personnage qui hante les nuits parisiennes. Elle est l'image de l'après-guerre, d'une France libérée, d'une nouvelle vague brûlant les interdits…
Denis Westhoff, son fils, nous ouvre son album personnel et nous propose de découvrir le vrai visage de cette femme moderne et insaisissable.

Après avoir fait ses études à Paris, Denis Westhoff part vivre à New York pendant deux ans. De retour en France, il travaille dans la communication et le marketing au sein du groupe Havas. 
Mais, passionné par l'image, il décide de changer de carrière et devient photographe. Il travaille pour le cinéma puis réalise de nombreux reportages dans l'univers du voyage, du tourisme, de la gastronomie. 
Au décès de Françoise Sagan, sa mère, en 2004, malgré une situation très déficitaire, il décide d'accepter la succession. Depuis lors, il se consacre à l'exploitation de son œuvre. Il crée en 2009 le Prix Françoise Sagan et l'année suivante l'association du même nom. Il publie chez Stock en 2012 un recueil de souvenirs Sagan et fils puis, la même année, un album souvenir chez Flammarion Françoise Sagan ma mère.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National du Livre

avec Philippe Tesson

Les années 50 marquèrent un extraordinaire renouveau littéraire en France. Avec l’absurde, la philosophie envahit le roman. Les meilleurs écrivains de l’époque, Aragon, Bernanos, Malraux, Saint Exupéry, livrèrent le meilleur d’eux mêmes. Duras, Sagan, Sarraute apparurent. Dans ce concert symphonique un groupe de jeunes écrivains ajouta une note piquante d’insolence, d’humeur et de liberté. On les appela les « Hussards ». Ils étaient Jacques Laurent, Roger Nimier, Michel Déon, Antoine Blondin, Bernard Frank etc… Classés à droite, logés à St Germain des Près, turbulents et désinvoltes, ils guerroyaient contre les conformismes avec beaucoup de panache. Leur style était brillant. Ils étaient trop dissipés pour faire école.

Philippe Tesson, journaliste, éditorialiste, patron presse, docteur en lettres, 89 ans, fait ses débuts à Combat dont il devient rédacteur en chef à 32 ans, en 1960 jusqu’en 1974. Il fonde alors le Quotidien de Paris, qu’il dirigera jusqu’en 1994 en même temps que les Nouvelles Littéraires qu’il reprend en 1975. Avec son épouse, le docteur Marie-Claude Tesson, il fonde à la même époque un groupe  de presse médicale et scientifique dont le fleuron est Le Quotidien du médecin. Sa passion est le théâtre. Depuis 1970 il tient dans différents journaux une rubrique de critique dramatique. Au Canard Enchainé de 1970 à 1983, puis à L’Express et depuis 1995 au Figaro Magazine où il exerce encore aujourd’hui chaque semaine. Il dirige depuis 2000 les Éditions de l’Avant-Scène Théâtre. Il a repris en 2012 le Théâtre de Poche-Montparnasse, qu’il dirige avec sa fille Stéphanie Tesson et Charlotte Rondelez. Il a poursuivi depuis ses débuts une carrière de chroniqueur et d’éditorialiste à la radio et à la télévision dans les domaines de la politique et de la culture. Il a notamment animé l’émission, littéraire de France3 Ah ! Quels titres. Il est actuellement éditorialiste au site du  Point et chroniqueur à Radio Classique. Il est auteur de De Gaulle Premier (1965) et de Où est passé l’autorité (2010, en collaboration avec Laurent Joffrin). Il préside le jury du Prix Interallié. Il est le père de trois enfants : Sylvain, écrivain, Stéphanie, metteur en scène et Daphné, critique d’art. Il est officier de la Légion d’Honneur.

le grain de la voix : lecture



« Je suis Corbu. Et c’est un sacré rôle. »
Lettres de Le Corbusier aux siens 1950 - 1960

adaptation Virginie Berling
avec Olivier Martinaud

Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, a soixante-deux ans en 1950. Mondialement reconnu, il crée avec enthousiasme et frénésie. À l'âge de la maturité Le Corbusier endosse désormais la stature de l'architecte international, sollicité ou courtisé aux quatre coins du globe. Il s'impose un nouveau rythme d'existence qui l'éloigne de son domicile et du 35 rue de Sèvres, son atelier. Dans l'éloignement souvent douloureux des siens, il s'engage dans des œuvres construites et des analyses théoriques majeures de Moscou à Rio, d'Alger à New-York. C'est également durant cette période qu'il réalise la villa Savoye, le Pavillon suisse, l'immeuble Molitor, l'Unité d'Habitation de Marseille, autant d'œuvres dont il retrace la genèse au fil de ses écrits familiaux. Cette correspondance dresse le portrait au jour le jour d'un des grands créateurs du XXe siècle. 

ciné rencontre



En partenariat avec le Festival du Film de Saint-Paul-Trois-Châteaux

Le court métrage des années 50 était très ambitieux, marqué par une solidarité et une émulation qu'avaient cristallisées une organisation: "le groupe des 30". Les meilleurs réalisateurs de la discipline en ont fait partie: Chris Marker, Paul Paviot, Georges Franju, Jacques Demy, Alain Resnais… La production française fut brillante.

Saint Tropez, devoir de vacances, de Paul Paviot, documentaire, 1952, 22'

Saint-Tropez au début des années 1950, à l'époque où des célébrités parisiennes comme Juliette Gréco découvraient le petit port. Ce documentaire, au texte signé Boris Vian, est un témoignage de l'esprit de Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950.


Les Mistons, de François Truffaut, fiction, 1957, 26'

Cinq gamins de Nîmes épient les faits et gestes de la jeune Bernadette, soeur d'un de leurs camarades, dont la beauté les fascine. Bernadette a un amoureux, Gérard, un prof de gym qui n'est pas du pays. Les jeunes gens, des «mistons», selon l'expression du pays, suivent le couple et le persécutent...

Paris-Flash, de Albert Champeaux et Pierre Watrin, animation, 1958, 10'

Premier court métrage d'animation des studios Champeaux réalisé en 1958. Satire de la visite de la ville lumière dans les années 1950, par un groupe de touristes et un provincial.


Charlotte et Véronique, de Jean Luc Godard, fiction, 1959, 21'

Au jardin du Luxembourg, deux jeunes filles se font draguer par le même garçon.


Rupture, de Pierre Etaix, fiction, 1961, 11'

Un jeune homme rentre épuisé de sa journée de travail. La concierge lui remet des lettres. Parmi elles, celle de sa fiancée, qui lui annonce leur rupture.

jeux littéraires



50 nuances… des années 50 !

avec Thierry Caquais

Connaissez-vous bien les années 50 ? Dans une conférence qui n'en est pas une, sérieusement pas sérieuse, venez tester votre connaissance des années 50. Littérature, cinéma, politique, vie quotidienne... Pour vous replonger dans cette époque, Thierry Caquais en proposera un kaléidoscope à travers des évènements phares, des anecdotes amusantes (mais néanmoins véridiques !) et avec l'aide expresse du public !

 

rendez-vous



animé par Geneviève d’Ormesson
avec le soutien du Centre National du Livre

 

« Ecrit à Grignan », une mini-résidence d’écriture

avec Geneviève Damas

En 2019, le Festival de la Correspondance propose à une auteure, Geneviève Damas, que le public a rencontrée lors de l’édition belge, en 2018, de revenir pour quelques jours de résidence d’écriture à Grignan ; la donnée de départ de cette résidence sera celle de la thématique du Festival en 2019, les années 1950. Partant de cette contrainte, elle écrira un texte qui pourrait être une œuvre de fiction, correspondance, nouvelle, écriture du réel… Deux rendez-vous avec le public auront lieu les 3 et 5 juillet chez Colophon avant la restitution de tout ou fragment du texte le dernier jour du Festival. Ces rendez-vous seront l’occasion pour le public des festivaliers de prendre part à un processus de création : les spectateurs pourront prendre la parole, s’entretenir avec l’auteure et participer à l’écriture en lui donnant des inflexions : l’histoire, la manière de la raconter, les personnages…On pourra mesurer ce qu’écrire veut dire, quels sont les choix, les difficultés, les possibilités qu’offre l’écriture. Le texte qui sera lu par l’auteure le samedi 6 juillet sera ainsi plein de ces harmoniques partagées, il accueillera peut-être Grignan entre ses lignes, et avec lui, le public du Festival. Une manière de partager la littérature, au moment même où elle s’écrit. 

Belge, Geneviève Damas s’est d’abord formée en droit à l'université de Louvain et a suivi une formation de comédienne à l'IAD-Théâtre. Elle devient ensuite comédienne, écrivain et metteur en scène de théâtre et d'opéra. En 2002, elle écrit Molly à vélo publié chez Émile Lansman, et obtient le Prix du Théâtre-Meilleur Auteur 2004. En 2011, elle reçoit le prix Victor Rossel pour son roman Si tu passes la Rivière. Elle a présenté au festival de la correspondance en 2018 Patricia, paru en 2017 chez Gallimard. Son nouveau roman  Bluebird a paru en mai 2019 chez Gallimard

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert

avec le soutien du Centre National du Livre

 

avec Jean-Luc Outers

pour Dominique Rolin, Lettres à Philippe Sollers (1958-1980),
édition établie, présentée et annotée par Jean-Luc Outers, Gallimard, 2018.

Quand ils se rencontrent le 28 octobre 1958, elle a quarante-cinq ans, lui, vingt-deux. Il est l'auteur d'un récit et d'un roman célébrés par Mauriac et Aragon, elle a publié en 1942 son premier roman salué par Cocteau et Max Jacob. L’attirance est immédiate et réciproque. Tout va très vite. Cette différence d'âge, impensable, semble-t-il à l'époque, scelle entre les amants un pacte de clandestinité. Ils ne se montreront jamais ensemble ; personne ne se doutera de la nature et de la force de leur relation. 
Dans ce deuxième volume, l'envers du premier qui présente les lettres de Philippe Sollers, nous donnons près du quart des 892 lettres écrites par Dominique Rolin à Philippe Sollers entre 1958 et 1980. C’est le caractère romanesque de cette passion hors du commun qui a guidé notre choix. Nous avons tout simplement voulu raconter une grande histoire d'amour épistolaire.


Jean-Luc Outers a publié plusieurs romans principalement aux éditions Gallimard et Actes Sud parmi lesquels L’Ordre du jour, La Compagnie des eaux, Le Bureau de l’heure, Le Voyage de Luca, De jour comme de nuit.  Il a reçu de nombreuses distinctions et a été élu en 2013 membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Le Dernier jour, Gallimard, 2017, évoque en six textes la mémoire et les ultimes instants d’écrivains et artistes qui ont marqué sa vie.

lecture



Belle-fille, lettre à Jean Carmet

Nils éditions, 2019
de et en compagnie de Tatiana Vialle
avec Maud Wyler

« Qu’est-ce qu’un père ? L’homme qui te donne ton nom ? Celui dont tu possèdes les gênes ? Ou celui qui t’a vu grandir ? Pour la plupart des gens la question ne se pose pas puisque c’est une seule et même personne. Quant à moi, aujourd’hui encore je suis incapable d’y répondre ». Tour à tour comédienne, metteure en scène, directrice de casting, Tatiana Vialle signe ici son premier texte qu’elle adresse à celui qui fut son beau-père, Jean Carmet. L’enfant qu’elle était l’a détesté ; la femme d’aujourd’hui se surprend à l’aimer en écrivant cette longue lettre, par-delà la mort.


Maud Wyler prête corps et voix à cette langue pudique, sobre et délicate.
Comédienne, Tatiana Vialle tourne au début des années 80 avec entre autres : Yves Boisset, Alain Corneau, Jean-Michel Ribes. Elle travaille ensuite comme directrice de casting et metteur en scène de théâtre. En 2018, elle coréalise avec Swann Arlaud un court-métrage, Venerman.   Belle-fille est son premier roman.
Maud Wyler est une comédienne formée au Conservatoire National. Elle a joué au théâtre sous la direction d’Emmanuel Meirieu, Robert Cantarella, Nicolas Maury, Mélanie Leray, Dominique Pitoiset, Macha Makeieff. Elle travaille aussi à sa propre mise en scène ´CHRIS BROWN/je crois que je t’aime ´, sur les thématiques de l’amour et de la violence, dans laquelle elle interprète un personnage masculin. Au cinéma elle a travaillé entre autres avec Sébastien Betbeder, Nobuhiro Suwa, Fabrice Gobert, Erwan Le Duc, Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval.

lecture spectacle



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

« T’écrire c’est te lire à l’envers »
Correspondance de Dominique Rolin et Philippe Sollers

adaptation et mise en voix Nadine Eghels
avec Marianne Basler et Xavier Gallais.

Ces deux amants sont d’abord et avant tout deux écrivains. Elle est son aînée de plus de vingt ans, il ne cessera jamais de l’aimer. Leur correspondance relate une traversée de plus de « cinquante ans d’amour fou », et fait entrer le duo Sollers-Rolin dans la légende littéraire.

Au théâtre, Marianne Basler a joué sous la direction de Jacques Lassalle : Andromaque d’Euripide, Le Misanthrope de Molière, L’Homme difficile de Hugo von Hoffmanstal, Un jour en été de Jon Fosse, La danse de mort de Strindberg, Monsieur X de Marguerite Duras,  Loin de Corpus Christi de Christophe Pellet…, de Brigitte Jacques, La Place Royale de Corneille, de Marcel Maréchal Les Prodiges de Jean Vauthier, de Pierre Pradinas, de Gabriel Adhion dans Libelei de Schnitzler, de Antonio Arena, de Gérard Desarthe dans Chimène ( nominée aux Molières) dans le CID et Démons de Lars Nören,  de Jean-Louis Martinelli Détails de Lars Noren,  de JC Berruti dans Je pense à YU de Carole Fréchette,  de Niels Arestrup dans Big Apple et récemment, à La Madeleine dans le Roi Lear et au Rond Point dans Revenez demain, et dans L’autre fille de Annie Ernaux qu’elle co-met en scène en 18/19.
Nominée aux Molières comme meilleure comédienne pour Trahison de Pinter au Théâtre de L’Atelier, elle a reçu en 1999, le prix de la critique de la meilleure comédienne pour Le Misanthrope ainsi que le prix Suzanne Bianchetti.
Au cinéma, elle a tourné, entre autres avec les réalisateurs Jacques Rivette, Brigitte Roüan dans Outremer en sélection à Cannes, Claude Goretta dans Het verdriet van Belgien en flamand, Jean-Pierre Mocky, Harry Kumel, Michel Kleifi ; Jean-Charles Tacchela, Daniel Vigne, Robert Enrico,... Paul Vecchiali dans Rosa la rose pour lequel elle est nominée aux Césars, Marion Hansel dans Les Noces Barbares, dans Soldier’s tale le premier rôle avec Gabriel Byrne primée en Australie, Eline Vere de Harry Kumel avec Michael York, Yves Hanchar dans Sans rancune, avec Christian Petzold dans Fantômes en compétition à Berlin, Rivette dans Va Savoir en compétition à Cannes, Woody Allen dans Midnight in Paris, Roland Edzard dans La Fin du silence à la semaine de la critique à Cannes, de Jalil Lespert dans Saint Laurent, dans L’Âme du tigre de François Yang, dans Et Rouges étaient les Lilas de Jean-Pierre Mocky, dans Le Cancre de Paul Vechiali et en 2017 dans Les Sept déserteurs, et Amanda de Mickaël Hers avec Vincent Lacoste, primé au festival de Venise 18- sortie 26 novembre 18. Et prochainement dans Un soupçon d’amour de Paul Vecchiali.
Et pour la télévision, elle a tourné dans de nombreux téléfilms tels que Le sang du Renard de Serge Ménard, l’Impure de Paul Vecchiali,  Danger d’aimer de Jacques Deray Aux Champs de Olivier Chatsky, Le Chagrin des Belges de Claude Goretta, en flamand ,Un Viol de Marion Sarraut, La Peur de Daniel Vigne, La Joie de vivre de Jean-Pierre Améris, Un père coupable de Caroline Huppert.
Elle a tourné en français, anglais, flamand, allemand.
Elle étudié l’histoire de l’art à L’ULB et suivi a formation continue de LA FEMIS. Elle a réalisé plusieurs courts métrages et une recréation de Monsieur X de Marguerite Duras.

Psychologue de formation et belge de nationalité, Nadine Eghels a travaillé au Théâtre Varia à Bruxelles puis au Théâtre des Amandiers à Nanterre avant de se consacrer à la mise en voix de textes littéraires (et poétiques, scientifiques, philosophiques). Depuis 1999, elle anime l’association TEXTES & VOIX qui réalise des rencontres et lectures littéraires  par des acteurs  renommés, en liaison avec l’actualité éditoriale et en présence des auteurs, et qui vient de fêter ses vingt ans. Elle prépare pour la saison  prochaine  différentes lectures-spectacles dans le cadre du Centenaire de Boris Vian.

LECTURE SPECTACLE



avec le soutien de la fondation d’Entreprise La Poste

 

« Le Commerce de l’amitié »
Correspondance d’Albert Camus et Nicolà Chiaromonte, 1945-1959

choix de lettres Julia de Gasquet
mise en voix Nicolas Bigards
avec Alexandre Ruby et Fabrizio Rongione

L’amitié entre Albert Camus et Nicolà Chiaromonte (1905-1972) est née « d’un rapport humain des plus beaux et vrais : l’hospitalité. » Militant antifasciste et anti-communiste, volontaire de l’escadrille d’André Malraux en Espagne, ami d’Alberto Moravia et d’Andrea Caffi, Nicolà Chiaromonte s’apprête en 1945 à rejoindre les États-Unis pour quelques années. De New York, à la lecture du Mythe de Sisyphe et de L’Étranger, il se découvre une profonde parenté d’esprit et de préoccupation avec l’écrivain français, admirant la rigueur de cette conscience libre, cherchant à refonder la dignité de la condition humaine dans le respect de la vérité, la défense de la liberté et la relation singulière au monde et à ses semblables.

Cette correspondance croisée inédite, réunissant quelques quatre-vingt-dix lettres, restitue l’exigence et la fraternité de ce dialogue intellectuel, vécu sous le mode de l’urgence dans l’immédiat après-guerre : « Nous sommes comme des témoins, écrit Albert Camus, en passe d’être des accusés. Mais je ne veux pas vous laisser croire que je manque d’espoir. Il y a certaines choses pour lesquelles je me sens une obstination infinie.

 

Jeudi 4 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Guy Boley
pour Quand Dieu boxait en amateur, Grasset, 2018

Dans une France rurale aujourd’hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent.

Guy Boley est né en 1952. Après avoir fait mille métiers (ouvrier, chanteur des rues, cracheur de feu, directeur de cirque, funambule, chauffeur de bus, dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre) il a publié un premier roman, Fils du feu ,Grasset, 2016, lauréat de sept prix littéraires (grand prix SGDL du premier roman, prix Georges Brassens, prix Millepages, prix Alain-Fournier, prix Françoise Sagan, prix (du métro) Goncourt, prix Québec-France Marie-Claire Blais).

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

avec Nicole Bertolt

pour Boris Vian, le swing et le texte, textuel, 2008
et Boris Vian, post-scriptum. Dessins, manuscrits, inédits, Cherche-midi éditions, 2011, préfacé par Jacques Prévert et annoté par Nicole Bertolt

Composé principalement d'archives personnelles et d'inédits, Le swing et le verbe redonne à Boris Vian le rôle de sémaphore qui a été le sien dans les années 50.Ce livre swingue comme un air de jazz, retraçant la partition époustouflante des talents multiples de Vian : joueur de trompette, fin jazzologue écrivant pour les revues les plus prestigieuses, auteur compositeur d'opéra, Vian passe de la lettre à la note avec une virtuosité que ce livre permet de redécouvrir en rapprochant, traces et documents à l'appui, tous les champs de la création dont il a arpenté et enjambé les frontières.

Nicole Bertolt  a rencontré l'épouse de Boris Vian, Ursula Kübler à l’âge de 19 ans en 1976 et  restera à son service jusqu'à son décès en 2010. Elle est encore aujourd'hui au service du fils de Boris Vian après avoir été la curatrice de sa soeur Carole. A tous ces titres, elle a abordé l'œuvre de Boris Vian d'une façon originale et privée. Aujourd'hui elle est mandataire et assure  la direction patrimoniale de la Fondation Boris Vian où elle gère les archives qui y sont déposées. Elle a notamment collaboré à l'édition des Œuvres Complètes de Boris Vian parues aux éditions Fayard (1997-2003).

le grain de la voix : lecture



Marcel Aymé : pourfendeur du délit d’opinion

adaptation Agnès Akérib
avec Filip Forgeau

Marcel Aymé, en homme lucide, hors des partis, a toujours lutté contre les injustices, les condamnations arbitraires et la peine de mort. En avril 1950, il écrit un pamphlet virulent :
« L’épuration et le délit d’opinion ».
En contrepoint, l’auteur célèbre des Contes du Chat perché et de Passe-muraille, tout à la fois romancier, dramaturge et journaliste, se révèle un polémiste obstiné, d’une fidélité absolue en amitié. Il le prouve dans ses lettres spirituelles et ardentes.

Auteur, metteur en scène et comédien, Filip Forgeau a mis en scène 35 spectacles de théâtre, 1 opéra et réalisé 3 films (1 moyen-­métrage et 2 longs-métrages). Il a écrit près d’une cinquantaine de pièces de théâtre et publié une vingtaine de livres. Depuis de nombreuses années, son travail d’auteur, de metteur en scène, de cinéaste et de pédagogue le conduit à travailler régulièrement hors de l’hexagone.

ciné rencontre



En partenariat avec le Festival du Film de Saint-Paul-Trois-Châteaux

Dans les années 50, c'est la nouvelle vague qui, par sa vitalité, va renouveler le cinéma français avec des réalisateurs emblématiques: Eric Rohmer, Jean-Luc Godard, François Truffaut… Agnès Varda en est l'une des pionnières. "La pointe courte", son 1er long métrage, annonce cette nouvelle façon de faire du cinéma, 5 ans avant " A bout de souffle de J.L Godard. 

La pointe courte, d’Agnès Varda, documentaire, 1955, 1h26

Un couple, sur le point de se séparer, se questionne dans les lieux où l'homme a été élevé, un petit village de pêcheurs près de Sète, La Pointe Courte. Des pêcheurs de coquillages s'organisent pour défendre leurs droits, les familles ont des tracas et des histoires de voisinage. ​C'est une double chronique, celle d'un couple et d'un groupe, dans la lumière

jeux littéraires



À la manière de…

avec Thierry Caquais

Des jeux de mots et facéties de Boris Vian aux Exercices de style de Raymond Queneau, les années 50 sont aussi propices à des écritures joyeuses et qui tentent de « décaper » la langue. Venez vous amuser « à la manière de » et participer à des jeux d'écriture décomplexés, dans un esprit inventif et drôle !

(accessible à tous dès 10 ans)

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert

avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Brigitte Giraud

pour Un loup pour l’homme, Flammarion, 2017

Un loup pour l'homme est un roman qui met en scène Antoine, appelé pour l'Algérie en 1960, et qui demande à ne pas tenir une arme. C'est en tant qu'infirmier qu'il est affecté à l'hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès, et qu'il va avoir la révélation du soin. En s'occupant d'Oscar, mutique et amputé d'une jambe, qu'il se met en tête de sauver, il va comprendre les enjeux de la guerre d'Algérie, mais aussi ce qui fait que les hommes, dans certaines circonstances, peuvent se changer en lâches, en traîtres ou en héros. Au moment où sa femme, Lila, accouche de leur premier enfant.

Brigitte Giraud est née en Algérie et vit à Lyon.
Elle est l'auteure d'une dizaine de livres dont L'Amour est très surestimé (Goncourt de la nouvelle 2007, Stock), Une année étrangère (Prix Giono 2009, Stock), Avoir un corps (Stock 2013) et Un loup pour l'homme (Flammarion 2017), en cours d'adaptation au cinéma. Son prochain roman, Jour de courage, paraît fin août 2019 chez Flammarion.
Elle collabore régulièrement avec Dominique A, Albin de la Simone ou Bastien Lallemant, pour des lectures musicales. 

lecture musicale



Un paquebot dans les arbres

Actes Sud, 2016
de et avec Valentine Goby
accompagnée à l’harmonica par Jérôme Peyrelevade

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium, modèle architectural des années 1930, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

Née en 1974, Valentine Goby a étudié à Sciences-Po avant d'effectuer des missions humanitaires au Vietnam et aux Philippines. Enseignante en collège, elle a publié une douzaine de romans adultes (dont Kinderzimmer, Actes Sud, prix des libraires 2014) et trois récits (dont "Je me promets d'éclatantes revanches" - une lecture intime de Charlotte Delbo, L'Iconoclaste, 2017). Elle est également auteure de nombreux romans pour la jeunesse (notamment auteure de la collection "Français d'ailleurs" chez Autrement Jeunesse Casterman autour de l'histoire de l'immigration).
Passionnée par les problématiques identitaires, l'inscription de l'individu dans l'Histoire et la place du corps dans la construction de soi, elle aime aussi partager et transmettre son amour des mots en milieu scolaire, en médiathèque ou en prison, à travers des rencontres, lectures musicales ou ateliers d'écriture.
Militante convaincue, elle est engagée dans plusieurs organisations pour la défense des auteurs, au sein d'un secteur économique complexe et en mutation.

lecture musicale



avec le soutien de la Fondation du Credit Mutuel pour la Lecture

 

Mon amour bleu. Lettres d’Edith Piaf à Louis Gérardin

mise en voix Marie Bouhaïk-Gironès
avec Emeline Bayart, lecture et chant et Manuel Peskine, piano

Deux ans après la disparition tragique de son grand amour Marcel Cerdan, Edith Piaf rencontre Louis Gérardin, dit Toto, cycliste sur piste champion du monde, corps sculptural et regard bleu acier. Elle est éblouie. Il est marié. Pendant les huit mois de leur liaison, face aux atermoiements de son amant, Edith lui écrit une, deux, voire trois lettres par jour, emplies de serments et de promesses, d’eau de rose et de désespoir, d’un amour fou et sacrificiel, à l’image des  chansons qu’elle a interprétées tout au long de sa carrière.

Marie Bouhaïk-Gironès est historienne et metteure en scène. Elle collabore régulièrement au Festival de la correspondance de Grignan, où elle a adapté et mis en voix La correspondance d’Henriette et de Jean-Jacques Rousseau (2016) ; Dhuoda, une princesse carolingienne à son fils ; Mon petit Paul : Camille Claudel à son frère ; et Mes chéries. Clarice Lispector à ses sœurs (2017) ; « Je vous embrasse comme je vous aime ». Nina Berberova et Hubert Nyssen (2018). Elle a été l’assistante à la mise en scène d’Anne Torrès, de Gilberte Tsaï et de Mohamed Rouabhi notamment. Médiéviste de formation, elle est chercheure au CNRS et travaille sur l’histoire sociale des spectacles, des acteurs et des pratiques scéniques avant la période classique.
Après une formation théâtrale au Conservatoire national supérieur dʼart dramatique de Paris, et musicale au conservatoire de Lille, Émeline Bayart  fait ses débuts au théâtre et au cinéma en 2003. Comédienne-chanteuse, elle crée et joue deux récitals, DʼElle à Lui (au Théâtre du Rond-Point et régulièrement au Kibélé à Paris) et Si jʼose dire (à l'OpéraComique). Elle chante aussi souvent aux côtés de Philippe Meyer. Elle joue notamment le rôle de madame Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme de Molière mis en scène par Denis Podalydès (Bouffes du Nord), celui de Marie-Antoinette dans La Légèreté française de Nicolas Bréhal mis en scène par Chantal Bronner (Grand Palais), de Raymonde Chandebise dans La Puce à l'Oreille de Feydeau (Théâtre de lʼAthénée-Louis Jouvet). Elle joue à plusieurs reprises sous la direction de Jean-Michel Ribes au Théâtre du Rond-Point (Musée haut, Musée bas, Batailles). Elle sʼillustre en 2018 dans la pièce Fric-Frac (qui lui vaut une nomination aux Molières), et au cinéma dans le film Bécassine !, réalisé par Bruno Podalydès, dans lequel elle tient le rôle-titre. Elle tourne également  sous la direction de Michel Gondry et de Maïwenn . Elle remporte deux prix dʼinterprétation féminine pour Catharsis, court-métrage réalisé par Cédric Prévost. En 2019, elle joue dans Tchekhov en folie (deux farces de Tchekhov) mis en scène par Jean-Louis Benoît au Théâtre de Poche Montparnasse.
Après des études de piano, d’écriture et direction d'orchestre, Manuel Peskine développe la composition à travers le classique, le jazz, et les musiques du monde.
Il crée des musiques de scène (« Le Porteur d'Histoire » d'Alexis Michalik, « Mon Père Avait Raison » mis en scène par Bernard Murat) et des musiques de film (« Ma Compagne de Nuit » d’I. Brocard avec Emmanuelle Béart, « L'Affaire Sacha Guitry » de F. Cazeneuve avec J.F. Balmer).

Il poursuit parallèlement sa carrière de pianiste dans des collaborations avec Emeline Bayart (d'Elle à Lui) et avec Yom (Yom & the Wonder Rabbis)
En 2016-2018 il assure la direction musicale de l'Opéra de Quat'Sous avec la compagnie Opéra Éclaté et crée les musiques des spectacles « la 7ème fonction du langage » mis en scène par Sylvain Maurice et « Les Petites Reines » mis en scène par Justine Heynemann.

LECTURE SPECTACLE



avec le soutien de la Fondation du Credit Mutuel pour la Lecture

 

Une soirée chez Boris Vian : lecture musicale de lettres inédites

choix de lettres Nicole Bertolt
mise en voix Jérémie Lippmann
avec Eric Elmosnino
et David Hadjadj, clavier

24 août 1954 : « Et bien j’ai réalisé la liaison directe Paris — Saint-Tropez en une brève étape unique de 26 heures. Depuis je me repose. C’est pour ça que le temps etc… J’eusse été plus vite 1°) s’il n’avait point plu toute la nuit de Parigi à Lugdune et 2°) si la Brasier avait des freins. Par comparaison, la BMW bloquait net. Les incidents se réduisirent à l’éclatement, à Lyon (je n’aime pas cette ville) du pneu neuf (sic) acheté avant le départ. Il était non pas neuf mais vieux comme disent les grecs ». Ecouter Vian, c’est écouter cette voix impertinente, politiquement incorrecte souvent, ses jeux de mots pleins de drôlerie, burlesques et assez dingues, sa musique, ses chansons, ses textes et poèmes -présents parfois au cœur des lettres, qui dessinent une ligne entre poésie, humour et liberté de ton.


 

Vendredi 5 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Valérie Rossignol
pour Lettre à Louis Calaferte, Tarabuste éditions, 2018

Valérie Rossignol nous livre ici sa lecture de trois ouvrages de Louis Calaferte, Septentrion(1963), Rosa mystica(1968) et Partage des vivants (1953) et s’interroge sur les rapports à l’autre et au monde, quand la misère et le désespoir les conditionnent. La Lettre à Louis Calaferte ; est une invitation à dépasser les réflexes misandres et misogynes qui entravent la compréhension profonde des êtres. C’est aussi une lettre d’amour dédiée à un auteur marginal, entier et mystique.

Valérie Rossignol anime depuis quelques années le site littéraire Les Corps Célestes. Elle est l’auteure de la Lettre à Louis Calaferte (Editions Tarabuste, 2018) et d’un essai, De terre et de chair, sur l’expérience du modelage d’après modèle vivant et la relation amoureuse (publication prévue par les éditions de L’Arbre Hominescent en juin 2019).

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

Raymond Aron et Jean-Paul Sartre, une querelle des années 1950

avec Jean-Claude Casanova

Aron et Sartre se connurent à l’École normale supérieure en 1924. Ils devinrent amis et se nommaient entre eux « les petits camarades ». En juin 1940, Aron rejoignit Londres et dirigea la revue  La France libre. Ils se retrouvèrent à Paris en 1945 et Aron participa à la création des Temps modernes, la revue de Sartre. En 1948, la politique les sépara. Les petits camarades devinrent des frères ennemis.

Jean-Claude Casanova est professeur émérite des universités et directeur de la revue Commentaire  depuis sa création. Il est président d’honneur de  la Fondation Nationale des Sciences Politiques ( Sciences-Po Paris) et membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques).


le grain de la voix : lecture



« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité »
Lettres de Jean Cocteau à Jean Marais

adaptation Nadine Eghels
avec François Marthouret

Jean Cocteau a écrit : « Mettre sa nuit en plein jour, le mystère en pleine lumière. L’impudeur est notre héroïsme à nous et l’œuvre d’un homme doit être assez forte pour qu’on puisse lever le rideau sur ses coulisses. » Le courage n’est pas seulement une affaire physique. Le courage moral est à mon avis plus difficile, plus important, plus nécessaire. Ce qui a existé a existé. Ce qui a eu lieu a eu lieu. Je préfère que ces lettres soient publiées et connues de mon vivant. Après ma mort elles pourraient l’être avec des commentaires qui ne seraient pas exacts. Ces lettres sont aussi l’histoire d’une époque, de 1938 à 1963, vingt-cinq ans, un quart de siècle, un tiers de la vie de Jean Cocteau. L’histoire d’une amitié que rien ne pouvait altérer, même pas le miroir. « Le seul défaut que j’aie pu découvrir chez Jean Cocteau c’est qu’il me voyait paré de toutes les qualités que je n’avais pas ».
Jean Marais

Né en 1943, François Marthouret est acteur, metteur en scène et réalisateur.
Au Cinéma, François Marthouret a notamment joué dans les films de René Allio, Costa-Gavras, Alain Tanner, Carlos Saura, Michel Deville, Francis Reusser, Mario Camus, Josée Dayan, Alain Bonnot, François Ozon, Jean Becker, Abdellatif Kechiche…
Réalisateur de Téléfilms, il a tourné « Mémoires en fuite » (plusieurs prix au Festival de St Tropez)  puis « Comment va la douleur » et « Le grand Georges » (Prix du Syndicat des Critiques de Films), réalisation pour le cinéma « Port au Prince, Dimanche 4 Janvier ».
A joué dans de nombreux films pour la Télévision avec M. Bluwal, S. Lorenzi, M. Favart, R. Vadim, P. Kassovitz, J. Dayan, P. Boutron, J. Deray, P. Venault, C. Huppert, R. Peck, J. Bunuel, J. Otmezguine, Sebastien Gral, Denys Granier-Deferre, Daniel Janneau, Luigi Perelli, James C. Jones, Edwin Baily, Luigi Perelli…
Au Théâtre, il a joué sous la direction d’Antoine Vitez, Peter Brook, Georges Lavaudant, Robert Hossein, André Engel, Jean-Marie Besset, Peter Zadek, Alain Rais, Julie Brochen, Daniel Benoin,  Philippe Lanton, Jean Louis Martinelli, Claudia Stavitsky…
Il a également mis en scène des pièces d’Harold Pinter, William Shakespeare , JMG Le CLézio, Hjalmar Soderberg, August Strinberg.

Restitution du Labo des Histoires



En partenariat avec Le Labo des Histoires, le Château de Grignan
et la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes

 

Le réseau social de papier - lecture

Avec Gauthier David et les classes de l’école de Grignan,
du collège Ernest Chalamel de Dieulefit et du collège Jean Zay de Valence

En 2019, un partenariat inédit entre Le Labo des Histoires, le Château de Grignan et le Festival de la Correspondance de Grignan a vu le jour. Des ateliers d’écriture proposés par le Labo des Histoires pour des jeunes collégiens et élèves autour de la correspondance et des écritures numériques se sont déroulés au Château de Grignan durant l’hiver et le printemps. Le temps du Festival, ces ateliers d’écriture trouveront un espace et un temps pour une restitution publique sur la  scène littéraire du Festival.
Depuis 2015, la direction artistique du Festival de la correspondance a mis la jeunesse au cœur de son projet pour développer les valeurs fondamentales liées à la transmission : partage, éducation artistique et culturelle, rencontres littéraires avec des auteurs Jeunesse, valorisations de productions littéraires et de formes spectaculaires. Des parcours jeunesse ont été proposés chaque année à un public de festivaliers curieux et en empathie avec ces projets d’éducation artistique et culturelle. En 2019, le partenariat inédit entre le château de Grignan, le Labo des Histoires et le festival de la Correspondance permet de créer une synergie entre les trois entités pour ouvrir largement les portes de lieux patrimoniaux et d’événements culturels à la jeunesse. Ce sera aussi le début d’un grand chantier de réflexions et de pratiques artistiques autour de l’épistolaire et de l’écriture numérique aujourd’hui, de sa valorisation et de sa conservation.

rendez-vous



animé par Geneviève d’Ormesson
avec le soutien du Centre National du Livre

 

« Ecrit à Grignan », une mini-résidence d’écriture

avec Geneviève Damas

En 2019, le Festival de la Correspondance propose à une auteure, Geneviève Damas, que le public a rencontrée lors de l’édition belge, en 2018, de revenir pour quelques jours de résidence d’écriture à Grignan ; la donnée de départ de cette résidence sera celle de la thématique du Festival en 2019, les années 1950. Partant de cette contrainte, elle écrira un texte qui pourrait être une œuvre de fiction, correspondance, nouvelle, écriture du réel… Deux rendez-vous avec le public auront lieu les 3 et 5 juillet chez Colophon avant la restitution de tout ou fragment du texte le dernier jour du Festival. Ces rendez-vous seront l’occasion pour le public des festivaliers de prendre part à un processus de création : les spectateurs pourront prendre la parole, s’entretenir avec l’auteure et participer à l’écriture en lui donnant des inflexions : l’histoire, la manière de la raconter, les personnages…On pourra mesurer ce qu’écrire veut dire, quels sont les choix, les difficultés, les possibilités qu’offre l’écriture. Le texte qui sera lu par l’auteure le samedi 6 juillet sera ainsi plein de ces harmoniques partagées, il accueillera peut-être Grignan entre ses lignes, et avec lui, le public du Festival. Une manière de partager la littérature, au moment même où elle s’écrit. 

Belge, Geneviève Damas s’est d’abord formée en droit à l'université de Louvain et a suivi une formation de comédienne à l'IAD-Théâtre. Elle devient ensuite comédienne, écrivain et metteur en scène de théâtre et d'opéra. En 2002, elle écrit Molly à vélo publié chez Émile Lansman, et obtient le Prix du Théâtre-Meilleur Auteur 2004. En 2011, elle reçoit le prix Victor Rossel pour son roman Si tu passes la Rivière. Elle a présenté au festival de la correspondance en 2018 Patricia, paru en 2017 chez Gallimard. Son nouveau roman  Bluebird a paru en mai 2019 chez Gallimard

jeux littéraires



Dans l’antichambre des recalés de l’écriture !

(d’après le livre Cher Monsieur Queneau, de Dominique Charnay, éd. Denoël, 2011)

avec Thierry Caquais

Auteur, Raymond Queneau fut aussi chef du comité de lecture de la maison Gallimard. À ce titre, il reçut, accompagnant des manuscrits de tous poils, les lettres de centaines de personnes, graphomanes anonymes, écrivains du dimanche, poètes timides ou enflammés, qui espéraient, avec leurs écrits, accéder au statut d'écrivain et qui sait, à la gloire ! Découvrez (et lisez si le cœur vous en dit) certaines de ces lettres, savoureuses, candides, emphatiques ou touchantes !
Un moment de lecture partagée qui sera le prélude à la lecture-spectacle du samedi 6 juillet sur la scène du Château à 19h30.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert

avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Paule du Bouchet

pour Je vous écrirai, Gallimard Jeunesse, 2018

Depuis toujours, Malia se sent comme une étrangère dans sa propre famille. Couvée par l'amour excessif d'une mère qui sait à peine lire et écrire, la jeune fille étouffe. Alors, quand son amie Gisèle lui propose d'emménager avec elle à Paris, ce jour de septembre 1955, Malia accepte.
Mais elle promet d'écrire à sa mère tous les jours. Alors que la jeune femme se construit, entre la Sorbonne, le théâtre, sa rencontre avec un metteur en scène, ses parents peu à peu s'effondrent, laissant échapper de lourds secrets…

Paule du Bouchet est une éditrice et auteure française. Elle est la fille du poète André du Bouchet et de la traductrice Tina Jolas. Passionnée de musique, pianiste, Paule du Bouchet a enseigné la philosophie avant de s'orienter vers l'édition et la littérature de jeunesse.
Debout sur le Ciel, un récit consacré à la vie et  l’œuvre de son père a été publié chez Gallimard en 2018.

lecture



Spectres mes compagnons, lettre à Louis Jouvet

de Charlotte Delbo, éditions Berg International, 2013
adaptation et mise en voix Victoria Sitja
avec Norah Krief

Charlotte Delbo écrit, en rentrant de déportation, son premier ouvrage : aucun de nous ne reviendra, premier vol de Auschwitz et après. Animée par la même nécessité entêtante de parler, de dire, la résistante française commence en 1951 une lettre dédiée à Louis Jouvet lui racontant sa terrible absence de 27 mois.
Delbo fut la secrétaire de Jouvet jusqu’à sa mort en 1951. A ces côtés elle apprit le théâtre, rencontra Alceste, Electre, Ondine, et découvrit le pouvoir de la pensée créatrice, clef de voûte de sa survie.

Dans ce texte, donné comme une lettre inachevée et qui est la poursuite d’un dialogue avec Louis Jouvet, des personnages de roman et de théâtre accompagnent la narratrice dans les différentes étapes de son voyage de la prison vers Auschwitz. Fabrice del Dongo, Ondine, Alceste, Electre... apparaissent, disparaissent… Charlotte Delbo construit face à l’épreuve qui veut la nier, une forteresse littéraire en dialogue avec Louis Jouvet, l’homme de théâtre qu’elle admirait plus que tout. C’est l’évocation et le compagnonnage de ces « spectres » qui lui permettra de traverser l’horreur et d’en revenir plus que jamais vivante.

lecture spectacle



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

« Cher petit vous autre » : Simone de Beauvoir à Jean-Paul Sartre, lettres des années 1950

adaptation Virginie Berling
mise en voix Marianne Clevy
avec Julie Moulier et Lara Suyeux

Quand, en 1983, Simone de Beauvoir publia les lettres de Sartre, ses amis s'étonnèrent : « Mais les vôtres, Castor ? » À toutes les sollicitations, elle opposa la même réponse :
« Mes lettres ? Elles sont perdues. » Ce qu'elle crut jusqu'à la fin.
En 1986, Sylvie Le Bon de Beauvoir tomba sur un gros paquet, au fond d'un placard. C'étaient les lettres, la plupart encore pliées dans les enveloppes, adressées à « Monsieur Sartre ». Simone de Beauvoir avait toujours déclaré que, si on les retrouvait, elle ne les publierait pas de son vivant, mais qu'après sa mort on pourrait le faire.
Elle racontait qu'un de ses plus anciens fantasmes l'incitait à imaginer que son existence entière s'enregistrait quelque part sur un magnétophone géant. Ces 321 lettres participent, à leur manière, de ce rêve d'enregistrement exhaustif. On y entend en tout cas certainement sa voix, dans ses intonations les plus fugitives comme les plus constantes, sa vraie voix vivante.

Marianne Clevy est autrice, metteuse en scène et programmatrice.
Ses créations -théâtre, opéras, performances- ont tournée en France, Italie et Bulgarie où elle a été artiste associée à l’Institut français de Sophia. De 2000 à 2008, celle a conçu et dirigé le festival « Corps de Textes Europe », dédié à la découverte et la création contemporaine, avant de développer ce festival dans le cadre d'un programme de coopération européen réunissant cinq pays, Belgique, France, Bulgarie, Portugal, Suisse.
Directrice du Festival Terres de Paroles en Normandie de 2015 à 2019, elle était précédemment Secrétaire générale de la Maison Antoine Vitez – Centre international de la traduction théâtrale.

LECTURE SPECTACLE



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

Correspondance de Jean Dubuffet et Alexandre Vialatte

adaptation Judith d’Aléazzo
mise en voix Eric Laugerias
avec Nicolas Vaude et Jean-Paul Bordes

Dès 1947, date de leur rencontre dans un atelier saugrenu de Montparnasse, Jean Dubuffet et Alexandre Vialatte n’ont cessé d’échanger divers témoignages d’amitié : aux lettres et aux expérimentations plastiques de l’artiste répondaient souvent les chroniques et la prose cocasse de l’écrivain. De leurs rencontres, de leurs voyages et de leurs discussions, reste cette correspondance originale : un dialogue poursuivi à travers différents supports, lettres, textes et croquis, qui souligne leur parenté intellectuelle et esthétique, et révèle un goût frénétique pour les trouvailles les plus incongrues et les paradoxes les plus séduisants. Entre correspondance intime et notoriété publique, ce volume donne à lire à la fois le quotidien des travaux de l’artiste et les archives de la création de l’écrivain : plus de trente lettres inédites, accompagnées de textes et d’un appareil critique qui éclaire les circonstances et les grands moments de cette singulière amitié.

Molière de la Révélation théâtrale 1998 pour Château en Suède de Françoise Sagan, Nicolas Vaude, élève de Stuart Seide à l'ENSATTT, s'apprête à jouer Alceste dans un Misanthrope qui se donnera au théàtre du Ranelagh avec Chloé Lambert, Laurent Natrella et Jean Luc Porraz. Il vient de créer Localement Agité d'Arnaud Bédouet au Petit Théatre de Paris, après avoir joué Sosie dans Amphitryon mis en scène par Stéphanie Tesson aux côtés de Jean Paul Bordes… Créateur des trois premières pièces de Florian Zeller, il a joué Tchékhov (La Mouette avec Danièle Lebrun et Michael Lonsdale), Diderot (Le Neveu de Rameau… plus de 600 fois… et La Religieuse qu'il mit en scène). Au cinéma, il a été notamment le Majordome de Largo Winch et Robespierre dans Les Visiteurs 3, ou  le voisin dépressif du Pacte des Loups… Il a obtenu le Prix d'interprétation aux Rencontres internationales de Reims pour Les Moissons de L'Océan de François Luciani.
Après des études au Conservatoire de Paris, Jean-Paul Bordes a joué plus de 60 pièces avec entre autres, Jean Négroni, Marcel Maréchal, Jorge Lavelli, Jean-luc Tardieu, Bernard Murat, Didier Long, Alain Milianti, Jacques Rosner, Georges Werler Anne Delbée… Et un passage éclair à la Comedie-Française ! Il a joué récemment Amphitryonau théâtre de Poche dans une mise en scène de Stéphanie Tesson, Vient de Paraître d'Edouard Bourdet avec Jean-Paul Tribout, au Théâtre 14, où son interprétation lui a valu une nomination aux Molières 2017. Auparavant il avait participé à l’aventure de Voyages avec ma tante de Graham Greene mis en scène par. Nicolas Briançon, au Théâtre de la Pépinière. Il était Hemingway dans Zelda et Scottde Renaud. Meyer, au théâtre La Bruyère, Machiavel dans Dialogues aux enfers de Maurice Joly avec Hervé Duboujal… Et l’année dernière il a produit, mis en scène et joué «MICHEL-ANGE ET LES FESSES DE DIEU», spectacle nommé trois fois aux Molières 2018, dont l’auteur Jean-Philippe NOEL.


 

Samedi 6 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Gaëlle Josse
pour Une si longue impatience, Notabilia, 2018

Ce soir-là, Louis, 16 ans, n'est pas rentré à la maison. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans ce village de Bretagne, sa mère Anne voit sa vie dévorée par l'absence, qui questionne la vie du couple et redessine celle de la famille. Chaque jour, aux limites de la douleur, Anne attend  le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui décrit la fête insensée qu'elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l'histoire se resserre sur un amour maternel infini.

Venue à l’écriture par la poésie, Gaëlle Josse publie Les heures silencieuses, en 2011 (Autrement), suivi de Nos vies désaccordées en 2012, de Noces de neige en 2013, Le Dernier gardien d’Ellis Island en 2014, (Notabilia) qui a reçu, entre autres, le Prix de Littérature de l’Union Européenne 2015, et a été traduit dans une douzaine de langues. L'Ombre de nos nuits, paru en 2016, a reçu le Prix France Bleue/Pages des libraires.
Une si longue impatience, a reçu le Prix du Salon de Genève, le Prix Simenon et le Prix Exbrayat ; plusieurs traductions sont en cours. Une femme en contre-jour, récit biographique sur la photographe américaine Vivian Maier, est sorti en mars 2019 et reçoit une bel accueil tant de la part des médias que des lecteurs.
Ces livres, tous parus en poche chez J'ai lu, sont étudiés dans de nombreux lycées, où Gaëlle Josse intervient souvent. Elle est diplômée en droit, journalisme et psychologie clinique. Après quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, elle travaille à Paris et vit en région parisienne.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

PRIX SEVIGNE 2019

avec Anne de Lacretelle,
Hélène Baty-Delalande et Claire Paulhan

pour Pierre Drieu La Rochelle et Jean Paulhan, « Nos relations sont étranges »
Correspondance 1925-1944
, édition établie et annotée par Hélène Baty-Delalande, Editions Claire Paulhan, 2019

« Parlerons-nous politique ? » demande Drieu à Paulhan, un jour de 1936, après dix années de promesses non tenues et de reproches larvés. Ces cent soixante-neuf lettres le montrent : malgré l'écart qui se creuse entre le conseiller municipal du Front populaire et le thuriféraire de Doriot, entre le patriote et le collaborationniste, entre l'ancien et le nouveau directeur de La NRF, le dialogue persistera, bien au-delà de ce que les circonstances imposaient alors. Cet ensemble documente à la fois les relations complexes d'un écrivain torturé avec le patron de La NRF, et l'histoire de cette revue sous l'Occupation. Il invite également à mesurer la ténacité d'un Paulhan décidé à ne rompre aucun lien, et l'attachement paradoxal de Drieu à la fidélité - intellectuelle, littéraire, amicale aussi. Cette singulière correspondance entre deux êtres qui ne se correspondaient nullement éclaire ainsi d'un jour nouveau tout un pan de l'histoire littéraire du XXe siècle, en entrelaçant amertumes personnelles et effondrements historiques.

Anne de Lacretelle a créé le Prix Sévigné en 1996 dont la vocation est de susciter et encourager la publication de correspondances. Elle en est la présidente depuis la création.

Hélène Baty-Delalande est maître de conférences en littérature française à l'université de Paris Diderot ; elle est spécialiste du XXe siècle, du roman, des écritures de l'Histoire, des écritures de soi, et en particulier des écrivains proches de la Nouvelle Revue française. Elle a publié des ouvrages consacrés à Martin du Gard, à Gide, aux formes littéraires de l'entrée en guerre, à l'histoire littéraire du XXe siècle, a participé à l'édition Pléiade des Romans, récits, nouvelles de Drieu la Rochelle, et, plus récemment, à l'édition Pléiade des Mémoires de Beauvoir.

Claire Paulhan est éditrice en son nom propre depuis 1997. Sa maison d‘éditions est spécialisée, à raison de 4-5 titres par an, dans la littérature autobiographique inédite : journaux intimes, correspondances littéraires, textes autobiographiques et mémoires, rédigés par des écrivains des XIXe et XXe siècle, couvrant la période comprise entre l'Affaire Dreyfus et Mai 1968… A son catalogue, les journaux de Catherine Pozzi, Hélène Hoppenot, Mireille Havet, Ferdinand Bac, qu’elle a découverts ; les correspondances de son grand-père, Jean Paulhan, avec Pierre Drieu la Rochelle, Marc Bernard, François Mauriac, Paul Eluard, Michel Leiris, Jean-Richard Bloch, Bernard Groethuysen et les écrits autobiographiques de Jean Grenier, Jean Follain, Georges Hyvernaud, Jacques Lemarchand, Jean Hélion, Félix Fénéon et quelques autres… Dans les années à venir, elle aimerait publier les correspondances entre Guillaume Apollinaire et André Salmon, entre Simone Debout et André Breton, ainsi que divers journaux ou mémoires, signés de Charles Vildrac, Vladimir Pozner, Philippe Soupault…

jeux littéraires



L’OUSCRAPO (OUvroir de SCRAbblologie POétique)
Compagnie Bigre !

Atelier ludique spectaculairement vivifiant (agréable de 7 à 107 ANS)
alchimistrateur du jeu : Bertrand Boulanger

Et si, à l'aide d'un jeu coopératif en forme de bac à scrabble, nous inventions des mots & leurs définitions ?
Et si, à l'aide de cette verbure définitivement provisoire, nous ouvrions joyeusement les portes
d'une civilisation 'Pataphysique aussi imaginaire que rafraîchissante nommée l'OUSCRAPIE
Et si vous veniez,
nous ne parlerions pas pour ne rien voir...

le grain de la voix : lecture



« Tu rêves tout le temps »
Correspondances de Sonia Delaunay

adaptation Julie Verlaine
avec Mélanie Traversier

Le Festival de la Correspondance poursuit son travail de mise au jour de correspondances inédites, dormant dans des fonds d’archives : leur donner corps pour faire entendre ces voix enfermées. En 2018, le public a ainsi pu découvrir la correspondance encore inédite de Nina Berberova avec l’éditeur, fondateur des éditions Actes Sud, Hubert Nyssen. En 2019, le public pourra découvrir celle de l’artiste Sonia Delaunay. Après la Seconde Guerre mondiale, « Mme Veuve Robert Delaunay » écrit à toutes et tous pour partager la douleur du deuil, la conviction du génie de son mari disparu, et la promotion qu’elle mène tous azimuts. Ses lettres rendent compte de son travail comme restauratrice de tableaux, marchande d’art et historienne, visant à défendre la mémoire et l’œuvre de Robert Delaunay. Elles portent aussi sa réflexion sur la création, sur le talent et sur la nécessaire reconstruction d’une vie artistique à Paris dans les années cinquante. Au fil du temps, l’épistolière « devient » Sonia Delaunay, une artiste à part entière, dont l’œuvre personnelle mûrit.

Correspondances 2.0 : rencontre



animée par Sophie Séroussi

En partenariat avec l’association Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture
En partenarait avec l’association Culture Interactive

 

Le réseau social de papier - lecture

avec Gauthier David et les classes de l’école de Grignan,
du collège Ernest Chalamel de Dieulefit et du collège Jean Zay de Valence

En 2019, le festival de la Correspondance proposera une après-midi consacrée aux correspondances numériques pour prendre date avec l’époque et aller à la rencontre de nouveaux publics. Des invités, auteurs de blogs, de comptes Instagram, éditeurs, acteurs culturels viendront partager nos questionnements autour de l’écriture épistolaire à l’ère du numérique. Ils seront les parrains des projets numériques qui feront entrer le Festival de la Correspondance dans l’ère 2.0

avec Bernard Pivot qui s’entretiendra sur ses usages du numérique
avec Léa Guignery, blog Lea Touchbook
et Alexandra K, blog Bricabook.

avec Frédéric Martin, directeur de la maison d’édition Le Tripode qui viendra présenter au public l’application Ovni dont il est le promoteur et qui permet de découvrir chaque semaine, des œuvres courtes et étonnantes pour vivre la littérature et les arts dans le métro, dans son lit, à la plage, au travail… Ont répondu présent à l’appel une trentaine de maisons – Allia, Minuit, Cheyne, 3Œil, Verticales, Le Tripode, Alto, L’Association, La Bibliothèque, Warum, Le Dernier Télégramme, Seuil, Quidam, Anamosa, La Contre-Allée, Albin Michel, L’Oie de Cravan, La Ville brûle, Zoé, L’Erre, Sabine Wespieser, La Fosse aux Ours, Phébus, Marchialy… Pour affirmer qu’il est possible de partager, quotidiennement, le plaisir des œuvres de l’imaginaire et pour toucher les jeunes lecteurs et capter leur attention, en introduisant un nouveau rapport à la lecture.

Le festival de la correspondance lancera le Prix de la Correspondance numérique qui sera décerné lors de l’édition 2020. L’appel à projet sera dévoilé en partenariat avec Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture, association financée par la Drac et la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour l'accompagnement, l'animation et la valorisation de la filière du livre et de la lecture. L’association sera représentée par Priscille Legros et Joël Bouvier

Le festival présentera sa toute première application intitulée ToutesLettres développée en partenariat avec l’Association Culture Interactive (Mira van Kuijeren et Ramon Verberne) avec le soutien du Crédit Mutuel Dauphiné Vivarais.

Téléchargez l'application ici.

Une chasse aux livres, sur une idée et avec la complicité de Léa Guignery, sera organisée dans Grignan dont les indices seront donnés via les réseaux sociaux.

Installée dans la Drôme, l’Association Culture Interactive (ACI) développe et programme des projets innovants partout en Europe qui sont au croisement de l’interaction, de l’éducation et des arts. « Avec nos applications, projets éducatifs, jeux et installations, nous souhaitons atteindre une réelle interaction sur mesure avec les utilisateurs. Au Festival de la Correspondance, nous présenterons l’application interactive TOUTESLETTRES, qui vous emmènera en balade interactive et sonore dans le village de Grignan, à la recherche d’extraits de lettres de Madame De Sévigné. ».

rendez-vous



animé par Geneviève d’Ormesson
avec le soutien du Centre National du Livre

 

Restitution lecture
« Ecrit à Grignan », une mini-résidence d’écriture

avec Geneviève Damas

En 2019, le Festival de la Correspondance propose à une auteure, Geneviève Damas, que le public a rencontrée lors de l’édition belge, en 2018, de revenir pour quelques jours de résidence d’écriture à Grignan ; la donnée de départ de cette résidence sera celle de la thématique du Festival en 2019, les années 1950. Partant de cette contrainte, elle écrira un texte qui pourrait être une œuvre de fiction, correspondance, nouvelle, écriture du réel… Deux rendez-vous avec le public auront lieu les 3 et 5 juillet chez Colophon avant la restitution de tout ou fragment du texte le dernier jour du Festival. Ces rendez-vous seront l’occasion pour le public des festivaliers de prendre part à un processus de création : les spectateurs pourront prendre la parole, s’entretenir avec l’auteure et participer à l’écriture en lui donnant des inflexions : l’histoire, la manière de la raconter, les personnages…On pourra mesurer ce qu’écrire veut dire, quels sont les choix, les difficultés, les possibilités qu’offre l’écriture. Le texte qui sera lu par l’auteure le samedi 6 juillet sera ainsi plein de ces harmoniques partagées, il accueillera peut-être Grignan entre ses lignes, et avec lui, le public du Festival. Une manière de partager la littérature, au moment même où elle s’écrit. 

Belge, Geneviève Damas s’est d’abord formée en droit à l'université de Louvain et a suivi une formation de comédienne à l'IAD-Théâtre. Elle devient ensuite comédienne, écrivain et metteur en scène de théâtre et d'opéra. En 2002, elle écrit Molly à vélo publié chez Émile Lansman, et obtient le Prix du Théâtre-Meilleur Auteur 2004. En 2011, elle reçoit le prix Victor Rossel pour son roman Si tu passes la Rivière. Elle a présenté au festival de la correspondance en 2018 Patricia, paru en 2017 chez Gallimard. Son nouveau roman  Bluebird a paru en mai 2019 chez Gallimard

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert

avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Thierry Froger

pour Les nuits d’Ava, Actes Sud, 2018

Rome, août 1958. En marge du tournage d’une espagnolade oubliable, Ava Gardner invente la dolce vita avant que Federico Fellini n’en fasse un des premiers grands films de la modernité. Par une nuit très arrosée, elle entraîne son chef opérateur, Peppino Rottuno, dans une séance photos inspirée des grands nus de l’histoire de l’art. À peu près un siècle plus tôt, Courbet, lui, invente autre chose… Sur la fabrique des images et des souvenirs, de la mémoire et des icônes, des symboles et des secrets, leurs promesses et leurs trahisons, Thierry Froger orchestre un roman-tourbillon, enquête et rêverie, entreprise de dilapidation d’un héritage au sens propre comme figuré. Un geste romanesque enchanteur, d’une élégance et d’une richesse rares.

Thierry Froger a marqué les esprits avec son premier roman, Sauve qui peut (la révolution), à la rentrée 2016, salué par le prix Envoyé par La Poste et par une presse enthousiaste. Il y précipitait Godard et Danton dans le tourbillon de l’histoire et des révoltes. En 2014, son recueil de poésie, Retards légendaires de la photographie (Flammarion, 2013) a reçu le prix Henry-Mondor de l’Académie française. Les Nuits d’Ava est son deuxième roman.


lecture spectacle



Cher monsieur Queneau

de Dominique Charnay
choix de lettres Olivier Broche
mise en voix Benjamin Guillard
avec Olivier Broche et Jean-Claude Leguay

Qui n'a jamais rêvé d'être publié ? Raymond Queneau en savait quelque chose... Non content d'avoir exploré les secrets du métier d'écrire dans une œuvre en perpétuelle invention, le père de Zazie eut aussi, en qualité d'éditeur, à affronter la prose de légions d'amateurs saisis un jour par le démon de l'écriture. Au tournant de l'après-guerre, façonnés par l'école de la République, des milliers d'hommes et de femmes que rien n'y préparait se sont mis à noircir des feuillets avec une ferveur conquérante. Dans l'espoir d'échapper au sort commun en accédant au statut d'écrivain, ces graphomanes anonymes ne doutaient pas du bien-fondé de leur ivresse littéraire. Figure marquante et bienveillante du monde de l'édition, chef du comité de lecture de la maison Gallimard, Raymond Queneau apparaissait alors comme l'homme de goût par excellence capable de reconnaître leur talent. Pour la grande majorité d'entre eux, le rêve ne s'est pas réalisé. Les manuscrits non publiés ont disparu. Mais Queneau, loin de priver l'humour de son sérieux, avait pris soin de conserver les lettres d'intention qui les accompagnaient. Retrouvées dans ses archives, et publiées par Dominique Charnay, ces pièces à conviction témoignent encore aujourd'hui d'une savoureuse et parfois inquiétante candeur. Véritable Luna-Park des romanciers du dimanche, elles composent un ensemble unique en son genre.

LECTURE SPECTACLE



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste
en partenariat avec l ‘Association Jean Vilar / Maison Jean Vilar.

 

Jean Vilar et Gérard Philipe : « J’imagine mal la victoire sans toi ». Correspondance des années 1950.

adaptation Virginie Berling
mise en voix Julia de Gasquet
avec Eric Ruf, administrateur de la Comédie-Française et Laurent Sauvage

L'engagement et l'utopie de Jean Vilar ont permis la grande aventure du Festival d’Avignon qu’il crée en 1947. Cette aventure s’est prolongée à partir de 1951 au palais de Chaillot à Paris sous la bannière du TNP. Ces grandes gestes théâtrales n’auraient pas été possibles sans une pléiade d’acteurs qui ont accompagné Vilar durant cette décennie cruciale qu’aura été pour lui celle des années 1950. Jeanne Moreau, Maria Casarès, Gérard Philipe font partie de cette troupe et en façonnent l’image. En partenariat avec la Maison Jean Vilar, qui a édité en 2004 cette correspondance, et avec les éditions Triartis qui rééditent aujourd’hui le texte de l’adaptation, le festival de la Correspondance a souhaité faire entendre ces deux voix si fortes et puissantes pour évoquer leurs présences qui habitent encore nos manières de faire du théâtre aujourd’hui.

Éric Ruf est administrateur général de la Comédie-Française depuis 2014. Formé à l’École nationale supérieure des Arts appliqués et des Métiers d’arts Olivier de Serres et au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il est à la fois acteur, metteur en scène et scénographe au théâtre comme à l’opéra ou au ballet. Entré dans la Maison de Molière en tant que pensionnaire en 1993, il en devient  en 1998 le 498e sociétaire et  sociétaire honoraire en 2014 après sa nomination comme administrateur général. Il y mène une politique artistique où se côtoient grands maîtres de la mise en scène et talents émergents. , Au théâtre Éric Ruf est dirigé par des metteurs en scène tels que Jacques Lassalle, Patrice Chéreau, Alain Françon ou Denis Podalydès ; on peut le voir aussi au cinéma et à la télévision dans des réalisations d’Yves Angelo, Nicole Garcia, Arnaud Desplechin, Guillaume Gallienne... Prix Gérard-Philipe de la Ville de Paris (1999), il a reçu les Molières du décorateur et du second rôle masculin pour Cyrano de Bergerac en 2007; le prix Beaumarchais du Figaro et le grand prix du syndicat de la Critique pour le meilleur spectacle théâtral de l’année avec Peer Gynt en 2012 ; le Molière de la création visuelle pour 20 000 lieues sous les mers d’après Jules Verne en 2016 ; le Molière du Théâtre public pour Les Damnés d’après Luchino Visconti et le Grand prix du syndicat de la critique pour Pelléas et Mélisande (Théâtre des Champs-Élysées) en 2017.  Après Roméo et Juliette en 2015, il signe en juin 2019 la mise en scène et la scénographie de La Vie de Galilée de Bertolt Brecht à la Comédie-Française.


 

tous les jours (mercredi, jeudi, vendredi et samedi)

MARCHÉ DU LIVRE

Entièrement dédié au livre et à l’écrit, le marché du livre présente des étals de livres anciens ou neufs sur la thématique du festival et complète l’offre de la librairie. Chaque année, des bouquinistes, des éditeurs indépendants, des auteurs sont fidèles au rendez-vous et séduisent par la richesse et la diversité de leur fonds. Des calligraphes, des artisans créateurs de papier, de carnets, de plumes apportent poésie et originalité au marché.

CHAMBRES D'ÉCRITURE

Avec le soutien de la société Georges Lalo et J. Herbin

Les chambres d’écriture, lieux de charme, invitent à une halte épistolaire. Du beau papier, de belles enveloppes, de l’encre et des plumes incitent à écrire. Le festival se charge de relever et d’affranchir les lettres.

Un plan des chambres d’écriture est disponible au bureau du festival.

EXPOSITION



Affiche du Festival de la Correspondance de Grignan

LES ANNEES 1950 EN FRANCE

Affiches des élèves de l’école Emile Cohl LYON

Ces projets d’affiche pour le Festival de la Correspondance de Grignan ont été réalisés par les étudiants illustrateurs de 4ème année de l’Ecole Emile Cohl, sous la direction bienveillante de leur professeur de graphisme Frédéric Mansot.
Créée en 1986 par Philippe Rivière et Roland Andrieu, l’EEC est destinée à la formation des gens d’image : illustrateurs d’édition, dessinateurs de bandes dessinées, cinéastes d’animation, spécialistes du multimédia. Le nombre considérable de ses anciens étudiants primés lors de festivals et reconnus dans ces champs de l’activité artistique ont fait sa réputation internationale.
L’affiche retenue pour illustrer le thème du festival a été conçue par Cécile Morin.

www.cohl.fr

MUSIQUE

CHAMBRE SEPT

Chambre Sept est un ensemble à cordes qui depuis 15 ans offre gracieusement à divers moments de la journée un divertissement musical de qualité. Son répertoire classique et populaire s’inspire du thème du festival.

Françoise Brebion, Emmanuelle Cochet, Claire Lagarde et Jean-François Roux, violons
Gilles Durieux, Pascal Girault, altos
Sophie Baudry, Sandrine Tugend, violoncelles
Gérard Dulot, contrebasse

 

MUSIQUE

BLUE VELVET DUO

Sonorités feutrées et chaleureuses, l’accord piano-saxophone de Blue Velvet Duo est une invitation au voyage intimiste aux accents suaves et colorés en résonance avec les plus grands standards de jazz et de bossa-nova.

Hugo Beudez, saxophone ténor
Charles Pinatel, claviers

autour du livre et de l'ecrit…

ÉDITIONS

TRIARTIS ÉDITIONS

Collection Scènes intempestives à Grignan, 2019, 10€

www.triartis.fr

Cette maison d’éditions qui privilégie la correspondance a créé en 2007 une collection Scènes intempestives à Grignan et édite des textes créés pour le festival.

MARCEL AYME : POURFENDEUR DU DELIT D’OPINION
d’Agnès Akerib

JEAN VILAR ET GERARD PHILIPE : « J’IMAGINE MAL LA VICTOIRE SANS TOI ».
Correspondance des années 1950.

de Virginie Berling

LIBRAIRIES

Située tout près de la cour des Adhémar, la librairie éphémère du festival offre un choix exceptionnel d’ouvrages de correspondance. Elle propose les livres de tous les auteurs invités et programmés ainsi qu’un choix varié sur la thématique de l’année et la correspondance en général. Elle organise des points de vente/signature sur les lieux des rencontres littéraires.

 

La Nouvelle Librairie Baume

Nouvelle Librairie Baume, 52, rue Pierre Julien, 26200 Montelimar

www.librairiebaume.fr

La Nouvelle Librairie Baume est depuis 1902 un acteur majeur de la vie culturelle à Montélimar et dans son territoire. C’est une librairie générale, exerçant sur 400m² au centre-ville de Montélimar et proposant un fond de 25 000 ouvrages : la Littérature, les Sciences Humaines et la Bande dessinée sont particulièrement bien représentées.

Librairie indépendante et fière de l’être, elle a été reconnue par le Label LIR en 2016.

Avec une forte volonté de mettre en contact lepublic avec les auteurs, elle organise une trentaine de médiations par an dans la librairie. Enfin, elle est partenaire des nombreux festivals du territoire (Cafés Littéraires, Ecrit à l’Ecran, Manga Mania, Présence(s) Photographies…) avec l’ambition de valoriser l’action culturelle à Montélimar dans la librairie et hors les murs.

ATELIER D’ECRITURE



Proposé et animé par Apolline Elter

Et partenariat avec Durance et avec Le Pavillon de la Littérature

 

« Parfums de lecture »

« Voilà de la poudre pour les parfumer » À Paris, mercredi 3e février 1672  à dix heures du soir, Madame de Sévigné - Correspondance (texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, La Pléiade).

La marquise de Sévigné envoyait à sa fille, Françoise de Grignan, de la poudre de calambour,  des missives parfumées. A leur réception, la jeune comtesse frôlait la pâmoison… 

« Vous me dites fort plaisamment l’état où vous met mon papier parfumé. Ceux qui vous voient lire mes lettres croient que je vous apprends que je suis morte, et ne se figurent point que ce soit une moindre nouvelle. (…) J’avais déjà pensé que mon papier pourrait vous faire mal, mais ce n’était qu’au mois de novembre que j’avais résolu d’en changer ; je commence dès aujourd’hui, et vous n’avez plus à vous défendre que de la puanteur. (Aux Rochers, mercredi 19 août 1671, Idem)

Est-il meilleure invitation que celle de la célèbre Epistolière, à parcourir les  vastes champs de la correspondance par le prisme de leur fragrance.
Apolline Elter (Le Pavillon de la Littérature) vous propose un rendez-vous quotidien qui alliera la lecture de lettres et d’extraits  poétiques, romanesques (Charles  Baudelaire, Marcel Proust, Françoise Sagan, Patrick Süskind, Philippe Claudel…) de haute puissance olfactive à une « mise en plis » pratique, signifiante,  subtilement inspirée par la gamme de senteurs  de la société Durance.
Le papier à lettres ainsi parfumé comblera ses destinataires d’une gratification aromatique à nulle autre pareille…

Licenciée en philologie romane (UCL), Apolline Elter est critique littéraire auprès du magazine L’Eventail et du Pavillon de la Littérature. Passionnée d’épistolaire, elle anime des conférences, cours  et tables rondes sur la correspondance des écrivains et  autres génies.

 

CHASSE AUX LIVRES

« Parfums de lecture »

Sur une idée et avec la complicité de Léa Guignery

Rendez-vous le 6 juillet au Festival de la correspondance de Grignan afin de participer à une chasse aux livres ! Tout le long de la journée des livres seront cachés sur les différents lieux du Festival, les indices pour les trouver seront donnés sur le compte Instagram @LeaTouchBook. Laissez faire le hasard ou suivez les indices…
Bonne chasse aux livres !

 

Tarifs

Lectures, Lectures musicales, Ciné rencontres
mercredi 3 juillet

Tarif / lecture

Je suis Corbu. Et c’est un sacré rôle
> Olivier Martinaud

12 €

Cinéma, 5 courts métrages :
> Paviot, Truffaut, Champeaux et Watrin, Godard, Etaix

5 €

Belle-fille, lettre à Jean Carmet
> Tatiana Vialle, Maud Wyler

12 €

jeudi 4 juillet

Tarif / lecture

Marcel Aymé, pourfendeur du délit d’opinion
> Filip Forgeau

12 €

Cinéma : long-métrage
> La pointe courte Agnès Varda

5 €

Un paquebot dans les arbres
> Valentine Goby, Jérôme Peyrelevade

12 €

Vendredi 5 juillet

Tarif / lecture

Lettres de Jean Cocteau à Jean Marais
> François Marthouret

12 €

Spectres, mes compagnons
Lettre à Louis Jouvet
> Victoria Sitja, Norah Krief

12 €

Samedi 6 juillet

Tarif / lecture

Sonia Delaunay, lettres inédites
> Mélanie Traversier

12 €

Atelier d’écriture - Mercredi 3 et jeudi 4

Tarif

Parfums de lecture

12 €

LECTURE

Tarif plein

Tarif réduit*

   

Mardi 2 juillet

Goûter les années 50
> Marie-Christine Barrault

20 €

17 €

   

Mercredi 3 juillet

« T’écrire c’est te lire à l’envers »
Correspondance Dominique Rolin Philippe Sollers
>Marianne Basler, Xavier Gallais

20 €

17 €

   

Jeudi 4 juillet

Mon amour bleu, lettres d’Edith Piaf
> Emeline Bayart, Manuel Peskine

20 €

17 €

   

Vendredi 5 juillet

Cher petit vous autre, Simone de Beauvoir à Jean-Paul Sartre
> Julie Moulier, Lara Suyeux

20 €

17 €

   

Samedi 6 juillet

Cher Monsieur Queneau
> Olivier Broche, Jean-Claude Leguay

20 €

17 €

   

Le bar du Bosquet au château accueille les spectateurs de 20h15 à 21h45 et propose boissons et restauration légère.

LECTURE SPECTACLE

Tarif plein

Tarif réduit*

Mardi 2 juillet

« Cet accord oublié » Lettres de Françoise Sagan
> Olivia Ruiz

26 €

19 €

Mercredi 3 juillet

« Le Commerce de l’amitié »
Correspondance d’Albert Camus et Nicolà Chiaromonte
> Alexandre Ruby, Fabrizio Rongione

26 €

19 €

Jeudi 4 juillet

Une soirée chez Boris Vian
> Éric Elmosnino

26 €

19 €

Vendredi 5 juillet

Jean Dubuffet Alexandre Vialatte
> Nicolas Vaude, Jean-Paul Bordes

26 €

19 €

Samedi 6 juillet

Jean Vilar et Gérard Philippe
> Éric Ruf, Laurent Sauvage

26 €

19 €

LECTURE 19H30 + LECTURE SPECTACLE 22h

Tarif unique

Billet groupé
> dans la limite des places disponibles, en vente au guichet

42 €

* Le tarif réduit est accordé aux moins de 18 ans, aux étudiants, aux chômeurs et aux habitants du Pays de Grignan.

Réservations sur internet, par téléphone ou au guichet du festival.

Réservez vos places

Retrouvez les anciennes programmations du festival de la correspondance de Grignan ci-dessous et dans notre rubrique archive.

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