Programme

25e édition du festival de la correspondance, du 6 au 10 juillet 2021 sur le thème « Révolutions ».
Dans le respect des règles sanitaires.

Samedi 10 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

 

avec Claire Berest 

pour Rien n’est noir, Stock, 2019 

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. » Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques. La figure de Frida Khalo, profondément libre, engagée, courageuse et puissante est une figure toujours aussi inspirante pour tous ceux et celles qui veulent aujourd’hui plus que jamais, que le monde change

Claire Berest est une jeune auteure dont le 1er roman, Mikado, a été publié en janvier 2011. Depuis elle a publié Bellevue, Gabrielle. Rien n’est noir a reçu le grand prix des lectrices de Elle 2020.

 

 

rencontre littéraire



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National du Livre

avec Jean Guiloineau 

traducteur de Nelson Mandela, Lettres de prison, Robert Laffont, 2018 

27 années d'emprisonnement, du 7-11-62 au 11-2-90, 10052 jours et 255 lettres adressées à sa famille, à des amis et des camarades, mais aussi aux autorités de la prison et du gouvernement. Mandela n'a jamais flanché devant l'épreuve. Cela dit la violence mais aussi la force de résistance de celui qui en fin du compte va changer l'histoire de son pays. Les mots de Mandela, écrit Barack Obama, sont une terre ferme au milieu de courants agités. Ils donnent aussi une leçon d'humanité et de grandeur.

 

Jean Guiloineau est écrivain et traducteur. Après avoir consacré une partie de sa vie au théâtre, notamment à la Sorbonne et en tant que professionnel, et à l’action culturelle dans de grandes villes de France, il s’est tourné vers l’écriture. 

Il a commencé son travail de traduction à son retour de Chine, après avoir publié Vivre à Pékin (1978) et La Chine, L’U.R.S.S et les autres (1980), se spécialisant dans les auteurs américains et sud africains. 

Il a publié des essais, des nouvelles, des biographies, un roman et plus de 120 traductions de l’anglais (Afrique du Sud, États-Unis, Grande Bretagne). C’est le traducteur de Ben Okri, Ian MacEwan, Leonard Cohen, Henry Miller, Toni Morrison, André Brink, Breyten Breytenbach, Nadine Gordimer, Nelson Mandela, Un long chemin vers la Liberté, Lettres de prison. Il a publié aussi une biographie Nelson Mandela (Payot, 2004).

rencontre littéraire



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le soutien du Centre National des Lettres

avec Abel Quentin 

pour Sœur, Editions de l’Observatoire, 2019 

Soeur raconte l’histoire de Jenny, une adolescente fragile qui vit dans la Nièvre et bascule dans l’islam radical, sur fond d’ennui périurbain et de crise identitaire. 

 

Abel Quentin, né à Lyon en 1985, exerce depuis dix ans la profession d’avocat pénaliste. Dans ce cadre, il a assisté des personnes mises en cause dans des procédures terroristes. 

rendez-vous



animée par Sophie Seroussi
avec le soutien du Centre National du Livre

« Ecrit à Grignan», une mini-résidence d’écriture

avec Tatiana Vialle 

 

 

lecture rencontre



avec Martin Page, auteur d’Au-delà de la pénétration, Nouvel Attila, 2020.

et Yves Heck, comédien 

Et si le corps était un territoire à redécouvrir ?
Et si pénétrer c’était passer à côté et fuir ?
Et si la sexualité n’était plus regardée comme un sport olympique ?
Et si on arrêtait de penser qu’il y a une seule manière de faire l’amour ?
Et si on envoyait balader les normes sexuelles ?
Et si les mecs se sentaient un peu méfiants d’être des mecs ?
Et si l’ONU décrétait un moratoire sur la pénétration ?
Et si la pénétration aussi était politique ?

Martin Page est né en 1975. Il est connu comme auteur de romans et d’essais (sur la pluie, la cause animale et l’écriture), et de livres jeunesse. Avec sa compagne Coline Pierré, il a fondé une micro maison d’édition/laboratoire pour les textes atypiques : Monstrograph. Refusé par tous les éditeurs, Au-delà de la pénétration s’est vendu sur ce label d’auto-diffusion à 2000 exemplaires en un mois. Il a été édité au Nouvel Attila en 2020. En compagnie du comédien Yves Heck, Martin Page reviendra sur ce manifeste bref et percutant sur les rapports de genre et sur cette révolution attendue au cœur de nos vies intimes et sexuelles. 

Yves Heck est comédien au théâtre et au cinéma (Minuit à Paris de Woody Allen, L’Avenir avec Isabelle Huppert, 120 battements par minutes de Robin Campillo, Noureev de Ralph Fiennes). Il enregistre aussi des livres audio pour Ecoutez Lire Gallimard et a créé le concept de « Tête de lecture », spectacle au cours duquel il lit au débotté des pages de littérature apportées par le public et choisies par tirage au sort.

le grain de la voix : lecture



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

Mandela entre les lignes. De la radio à la scène.

Un précipité de lecture, une mise en place publique d’un mix radiophonique et épistolaire, où se conjuguent l’écriture sonore de Valérie Nivelon avec Les lettres de prison de Nelson Mandela dans la voix de Sidiki Bakaba.

Pour ce dernier « grain de la voix », la lecture se fait ici narration radiophonique. Le récit écrit par Valérie Nivelon et porté par Sidiki Bakaba met en perspective les lettres de prison de Mandela comme le chapitre manquant de ses mémoires. On entend l’expression ténue de la souffrance d’un homme qui jamais ne s’est plaint, la douleur d’un père qui ne peut élever ses enfants, d’un fils qui ne peut assister aux obsèques de sa mère, d’un mari qui ne peut caresser sa femme. 

Dans la voix de Sidiki Bakaba résonne la tragédie intime de Nelson Mandela. Les archives audio, choisies avec minutie, prolongent la narration et donnent à entendre les voix de l’histoire comme rarement. Au-delà de ses courriers verrouillés par la censure, au-delà d’une écriture policée et pétrie de retenue, délicatement traduite en français par Jean Guiloineau, il s’agit bien de faire entendre les émotions contenues pendant 27 ans, 6 mois et 6 jours d’emprisonnement par l’ennemi numéro un du régime de Prétoria. La musicalité d’une voix intérieure muselée par le discours mythique d’un leader héroïque…

lecture spectacle



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

Frida Khalo « Plusieurs vies ne me suffiraient pas. »

Avec Olivia Ruiz 

et ses musiciens David Hadjadj, clavier, Vincent David, guitare 

Mise en voix Jérémie Lippmann 

Adaptation Virginie Berling 

D’origines mêlées, Frida Kahlo naît au Mexique dans le petit village de Coyoacán. Son enfance merveilleuse prend fin le jour du terrible accident de la circulation qui lui brise la colonne vertébrale. Et c’est dans son lit de douleur que Frida se met à peindre. 

La vie de Frida Kahlo est traversée d’amour, d’amitié, de peinture, de préoccupations sociales, d’engagement politique, et d’une tumultueuse passion pour le peintre Diego Riviera, icône nationale, qu’elle épousera deux fois. Le couple hors normes partage « la volonté de découvrir, d’aimer ce qui est découvert, avec cette douleur de toujours le perdre ». 

Elle écrit à ceux qu’elle aime, elle raconte le monde qu’elle découvre et sa vie qui tourbillonne. Et sous sa plume se télescopent brusquerie et humour, désespérance et joie. 

L’écriture de Frida est sans concession, tant sur le regard qu’elle porte sur le monde que dans son style. Dans ses lettres et d’autres textes personnels, Frida dévoile tout : l’amour – toujours, la douleur du corps – permanente, la politique – révolutionnaire, le courage – sans compromis, la peinture – son travail. 

De cette formidable énergie émerge une constante : Frida Kahlo a la liberté chevillée au corps. Alors que son corps meurtri finit par la lâcher, elle s’exclame : « Pourquoi voudrais-je des pieds ? J’ai des ailes pour voler. »

Le Festival de la Correspondance remercie l'ensemble de ses partenaires institutionnels et ses soutiens :
Le Festival de la Correspondance remercie l'ensemble de ses partenaires institutionnels et ses soutiens.

Retrouvez les anciennes programmations du festival de la correspondance de Grignan ci-dessous et dans notre rubrique archive.

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