Programme

25e édition du festival de la correspondance, du 6 au 10 juillet 2021 sur le thème « Révolutions ».
Dans le respect des règles sanitaires.

Mercredi 7 juillet

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine Pont-Humbert
en partenariat avec la Fondation La Poste

 

avec Dima Abdallah
pour Mauvaises Herbes, Sabine Wespieser, 2020 

Mauvaises herbes est un premier roman même si l’auteure écrit depuis toute petite. Ce roman est avant tout une histoire d’amour entre une fille et son père sur fond de guerre civile. Deux personnages profondément étrangers à la violence dans laquelle ils vivent, exilés parmi les leurs et qui s’enferment dans un mutisme. C’est un amour qui ne se dit pas mais le dialogue naît par chapitres interposés et se fait à travers le lecteur. C’est aussi l’histoire d’une perte. Celle d’un pays et d’un père au même rythme.

 

Après des études d’histoire de l’art et d’archéologie, Dima Abdallah s’est spécialisée dans l’Antiquité tardive et a gardé après son parcours une passion pour l’art et l’histoire.

 

Retrouver l’entretien de Dima Abdallah avec Nathalie Jungerman sur Florilettres
www.fondationlaposte.org/sites/default/files/medias/files/2020/10/floriLettres213.pdf

remise du Prix Sévigné

suivie d’une rencontre littéraire



animée par Catherine Pont-Humbert
avec le partenariat du Prix Sévigné et de la Fondation d’Entreprise La Poste

avec Olivier Muth 

pour Correspondance croisée 1935-1954 Louise de Vilmorin - Jean Hugo, Editions Honoré Champion., 2019

« Ce qui m’intéressait dans les échanges épistolaires et notamment ceux avec Jean Hugo, c’était, non pas tant les aspects biographiques ou intimes (même si l’expression du sentiment amoureux est très intéressante), mais la genèse de l’œuvre littéraire. Je pense que les ayants droit de Jean Hugo – qui ont autorisé la publication de ces lettres – ont bien compris l’intérêt qui était le mien : montrer, avec cette correspondance, l’élaboration d’une esthétique, le processus créatif de Louise de Vilmorin et l’influence qu’a eu Jean Hugo sur son écriture, surtout poétique. »

 

Conservateur en chef du patrimoine, Olivier Muth est le directeur des Archives départementales des Hauts-de-Seine depuis 2009. Il a consacré sa thèse de l’École nationale des Chartes à la correspondance de Louise de Vilmorin. Il a établi trois volumes de lettres pour la collection Le Promeneur / Gallimard (Correspondance croisée avec Jean Cocteau, Correspondance avec ses amis et Correspondance à trois avec Duff et Diana Cooper), un recueil d’articles en 2016 aux Cahiers de la NRF, Objets-chimères : articles et textes rares (1935-1970), et, en 2019 aux Éditions Honoré Champion, Correspondance croisée avec Jean Hugo. Il est le commissaire de l’exposition « Une vie à l’œuvre : Louise de Vilmorin (1902-1969) à la Maison de Chateaubriand.

(Extrait de l’Entretien avec Olivier Muth. Propos recueillis par Nathalie Jungerman, nov. 2019, FloriLettres n°208)
Voir FloriLettres n°208 :
www.fondationlaposte.org/sites/default/files/medias/files/2019/11/floriLettres-208_2.pdf

rendez-vous



animé par Sophie Seroussi
avec le soutien du Centre National du Livre

 

« Ecrit à Grignan », une mini-résidence d’écriture

avec Tatiana Vialle

Le Festival de la Correspondance propose à une auteure, Tatiana Vialle, que le public a rencontrée lors de l’édition 2019, de revenir pour quelques jours de résidence d’écriture à Grignan ; la donnée de départ de cette résidence sera celle de la thématique du Festival,- Révolutions. Partant de cette contrainte, elle écrira un texte qui pourrait être une œuvre de fiction, correspondance, nouvelle, écriture du réel… Deux rendez-vous avec le public auront lieu les 7 et 10 juillet chez Colophon avant la restitution de tout ou fragment du texte le dernier jour du Festival. Ces rendez-vous seront l’occasion pour le public des festivaliers de prendre part à un processus de création : les spectateurs pourront prendre la parole, s’entretenir avec l’auteure et participer à l’écriture en lui donnant des inflexions : l’histoire, la manière de la raconter, les personnages…On pourra mesurer ce qu’écrire veut dire, quels sont les choix, les difficultés, les possibilités qu’offre l’écriture. Le texte qui sera lu par l’auteure le samedi 10 juillet sera ainsi plein de ces harmoniques partagées, il accueillera peut-être Grignan entre ses lignes, et avec lui, le public du Festival. Une manière de partager la littérature, au moment même où elle s’écrit.

 

Comédienne, Tatiana Vialle tourne au début des années 80 avec entre autres : Yves Boisset, Alain Corneau, Jean-Michel Ribes. Elle travaille ensuite comme directrice de casting et metteur en scène de théâtre. En 2018, elle coréalise avec Swann Arlaud un court-métrage, Venerman. Belle-fille publié aux éditions NIL en 2019 est son premier roman. 

Hommage à Philippe JACCOTTET



avec Agnès Sourdillon 

et Jacques Bonnaffé

L’édition 2021 du Festival de la Correspondance rendra hommage à Philippe Jaccottet. Dans ce lieu où il avait choisi de vivre loin de la foule et de la rumeur du monde, nous avons proposé à deux comédiens qu’il aimait beaucoup, Agnès Sourdillon et Jacques Bonnaffé de nous rejoindre pour un moment poétique. Poètes à leur manière, ils seront avec nous, pour porter un choix de ses textes à haute voix, dans le souffle de la poésie. « L’activité poétique se voue à concilier, ou du moins à rapprocher la limite et l’illimité, le clair et l’obscur, le souffle et la forme. C’est pourquoi le poème nous ramène à notre centre, à notre souci central, à une question métaphysique. Le souffle pousse, monte, s’épanouit, disparaît ; il nous anime et nous échappe ; nous essayons de le saisir sans l’étouffer. Nous inventons à cet effet un langage où se combinent la rigueur et le vague, où la mesure n’empêche pas le mouvement de se poursuivre, mais le montre, donc ne le laisse pas entièrement se perdre. Il se peut que la beauté naisse quand la limite et l’illimité deviennent visibles en même temps, c’est-à-dire quand on voit des formes tout en devinant qu’elles ne disent pas tout, qu’elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu’elles laissent à l’insaisissable sa part. » Philippe Jaccottet, mars 1960 (dans La Semaison, Carnets 1954-1979, Gallimard, 1984) 

le grain de la voix : lecture



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

Paul Claudel, Lettres à Ysé

avec François Marthouret et Julia de Gasquet 

adaptation Julia de Gasquet 

Elle a été la seule femme que j’ai passionnément aimée, celle qui a joué dans ma vie tout le rôle qu’une femme pouvait y jouer. » Paul Claude. 

Rosalie Vetch fut l’amour impossible de Paul Claudel. Avec elle, il connut la révélation de l’amour, une révolution du cœur qui inspirera sa vie et son œuvre. Elle est en effet le modèle du personnage d’Ysé dans Partage de midi (1906) et de Doña Prouhèze dans Le Soulier de satin(1929). Rencontrée en 1900 sur le bateau qui le ramène en Chine où il va prendre ses fonctions de vice-consul à Fou-Tchéou, Rosalie Vetch est le premier amour de Claudel. C’est une femme mariée, mère de quatre enfants, avec laquelle il entretient une relation adultère, une passion absolue. Elle le quitte en août 1904, enceinte, et donne naissance à leur fille, Louise Vetch, en janvier 1905. Sans nouvelle de Rosalie, Paul Claudel, anéanti, écrit Partage de midi. Il se marie en décembre 1906 et devient père de cinq enfants. Rosalie rompt le silence treize ans plus tard, en 1917. Ils s’écriront jusqu’en 1951, année de la mort de Rosalie.

lecture spectacle



avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste

 

Anaïs Nîn et Henry Miller : lettres de 1932

avec Mélanie Bernier et Sava Lolov 

Adaptation et mise en voix Tatiana Vialle 

À venir…

Le Festival de la Correspondance remercie l'ensemble de ses partenaires institutionnels et ses soutiens :
Le Festival de la Correspondance remercie l'ensemble de ses partenaires institutionnels et ses soutiens.

Retrouvez les anciennes programmations du festival de la correspondance de Grignan ci-dessous et dans notre rubrique archive.

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