Programme

La prochaine édition du festival de la correspondance aura lieu du 5 au 10 juillet 2016 sur le thème "lettres d'exils"

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Mardi 4

Ouverture

Ouverture du 22e festival de la correspondance

cabaret Lecture



FAMILLES, JE VOUS HAIME

Conception et direction Philippe MEYER
Avec Elsa LEPOIVRE, Florence VIALA, Serge BAGDASSARIAN,sociétaires de la Comédie-Française, Philippe Meyer et Pascal SANGLA, piano

La famille est un continent que l’on n’a jamais fini d’explorer et qui réserve les plus diverses des surprises. La famille est chantée depuis toujours, et sous toutes les formes qu’elle peut prendre, car, contrairement à une idée répandue de plus ou moins bonne foi, les formes de la famille sont diverses. Comme le sont ses façons de s’illustrer, de la Sainte Famille aux Marx Brothers, de la famille Corleone à la famille Couperin, de la famille Adams à la famille Sardou. Divers sont aussi les jugements portés sur la famille : « tout le monde ne peut pas être orphelin », dit Jules Renard, « lorsque l’enfant parait, soutient Victor Hugo, le cercle de famille applaudit à grands cris ». La chanson n’ignore rien de cette diversité et elle accompagne la vie de famille du baptême au caveau, du mariage à l’adultère, de l’enfance à l’âge des déambulateurs.

 

LECTURE SPECTACLE



LE GRAND JACK LONDON A UNE PERSONNE DE DOUZE ANS

Adaptation libre Virginie BERLING
Mise en voix Jérémie LIPPMANN
Avec Romane et Richard BOHRINGER

Jack London, en pleine force de l’âge, parcourt le monde en compagnie de sa deuxième épouse. Celui qui a grandi dans la misère, aujourd’hui écrit, publie, rencontre la gloire.
Sa fille Joan, restée chez une mère qui supporte mal le statut de femme divorcée, voit rarement le Grand Ecrivain. Entre les deux, la distance, l’incompréhension. Mais aussi une volonté de tenir son rôle, de la générosité, de la tendresse.
Les lettres de Jack London retracent une relation énigmatique entre un père et sa
fille de douze ans. En guise de réponse, les élans autobiographiques des œuvres de l’écrivain viennent éclaircir ce mystère.

 

Mercredi 5

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Marie-Bénédicte DIETHELM pour l’appareil critique et la préface de Alexandre de Humboldt, Lettres à Claire de Duras 1814-1828, éd Manucius, 2016.
Prix SÉvignÉ 2016

« Les lettres d’Alexandre de Humboldt à Claire de Duras (1814-1828) :
au-delà des frontières. »

Alexandre de Humboldt (1769-1859), né à Berlin, voyageur, géographe, naturaliste,
a passé plus de vingt ans de son existence à Paris, où il publie, en français, son Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent (30 volumes). Les lettres que cet ami de Gay-Lussac, de Cuvier, d’Arago adresse de 1814 à 1828 à Claire de Duras, la « chère sœur » de Chateaubriand, présentent une scène, tout européenne, dont les acteurs sont Chateaubriand lui-même, Mme de Staël, Benjamin Constant, Talleyrand, Pozzo di Borgo, Wellington, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, Rostopchine…

Docteur en droit et en lettres Marie-Bénédicte Diethelm est chercheur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Elle est aussi membre des différents groupes d’études balzaciennes et fait partie du Comité directeur de la Société Chateaubriand. Son nom est associé à de nombreuses publications autour de Balzac, Chateaubriand et Madame de Duras.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Nathalie AZOULAI
Pour C’est l’histoire d’une femme qui a un frère, Seuil, 2004

C’est l’histoire d’une femme qui a un frère relate la manière dont une petite sœur grandit aux côtés d’un grand frère admiré , suivi aveuglément dans ses élans, ses tourments, ses chemins. Au sein de la cellule familiale, les deux font corps et semblent partis pour vivre dans cette union résolue jusqu’au bout mais pour la sœur, le tissu se craquèle à coup de déceptions, de divergences et de dissensions sournoises. L’admiration éperdue devient attente déçue et la féminité de la petite sœur tangue dans l’ombre de ce grand frère qui cache toute la forêt des hommes…

Normalienne et agrégée de lettres modernes, Nathalie Azoulai commence par enseigner puis par faire écrire les autres en travaillant plusieurs années dans l’ édition. Son premier livre raconte la construction de sa propre famille, une vie nouvelle avec deux enfants, ce qu’on lui a transmis, ce qu’elle découvre parfois avec angoisse.
Ses romans suivants poursuivent l’exploration des ambiguïtés familiales, tresses de chairs et de mots tantôt moelleuses tantôt rêches. Son prochain roman à paraitre en janvier 2018 relate encore une histoire de grand frère et de petite sœur, huis-clos familial entre la chambre et le salon.
Elle a reçu le Prix Médicis 2015 pour Titus n’aimait pas Bérénice, POL, 2015.

rencontre littéraire



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Blandine RINKEL
Pour L’Abandon des prétentions, Fayard, 2017

« Qu’est-ce qu’une vie réussie ? » Au bic, Jeanine recopie la question sur un post-it, puis, comme chaque jour, part marcher. Croisant, au cours de ses dérives, divers visages : un architecte syrien fuyant son pays, un danseur étoile moscovite, une mythomane espagnole… Ne sous-estime-t-on pas, d’ordinaire, l’amplitude des voyages intérieurs suscités par ces rencontres fortuites ? Sans doute fallait-il, pour en prendre la mesure, le regard d’un proche. C’est sa fille qui dresse le portrait de cette femme de soixante-cinq ans, en autant de fragments, composant un kaléidoscope où se confondent le monde et une mère.

Née à Rezé en 1991, Blandine Rinkel fait à Paris des études littéraires avant d’écrire pour plusieurs médias (Le matricule des anges, Citizen K, Gonzai, France Inter…). Elle participe également à des projets musicaux (Le Ben & Bertie Show, Projections, Bertrand Burgalat…) et, depuis 2015, participe aux expérimentations du groupe Catastrophe. En Janvier 2017 paraissait son propre premier roman L’Abandon des prétentions (Fayard).

le grain de la voix : lecture



JANE AUSTEN. Du fond de mon cœur. Lettres à ses nièces

Adaptation libre et mise en voix Jean-François PEYRET
Avec Karin ROMER

Inédites et passionnantes, les lettres de Jane Austen à ses trois nièces préférées dressent un portrait émouvant de l’auteur d’Orgueil et Préjugés.

En tante attentionnée, elle se montre toujours prête à guider ses jeunes nièces, à les conseiller. Elle leur parle d’écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l’humour et l’élégance qui font le sel de ses romans. Ces lettres révèlent une touchante intimité et on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n’avait rien à envier à ses attachantes héroïnes. L’ensemble de ces lettres n’avait jamais été traduit en français.

 

d’autre voix pour la mienne :
un auteur / une actrice



Avec Ivan JABLONKA
Pour Laetitia ou la fin des hommes, Seuil, 2016
Et Mélanie TRAVERSIER, comédienne
PRIX MÉDICIS 2016

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.

Ancien élève de l’École normale supérieure, Ivan Jablonka est professeur d’histoire
à l’université Paris 13 (Sorbonne Paris Cité). Il est rédacteur en chef de laviedesidees.fr et codirecteur de la collection «
La République des Idées » au Seuil. Parmi ses nombreuses publications, on peut citer Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus. Une enquête, Seuil, 2012 (rééd. poche 2013). Il a reçu le prix Médicis pour Laetitia ou la fin des hommes, Seuil, 2016.

 

Concert lecture



MAIS LE TIGRE EST DÉJÀ DANS L’ESCALIER

D’après les LETTERS HOME, de Sylvia Plath.
Adaptation Sigrid CARRE-LECOINDRE
Avec Agathe de COURCY, mezzo-soprano, Anne JEANVOINE, comédienne
et Antoine OUVRARD, pianiste.

Le 27 septembre 1950, la toute jeune Sylvia Plath expédie à sa mère Aurelia Schober Plath, la première des Letters Home — correspondance minutieuse et frénétique courant sur les treize années qui séparent l’étudiante de la jeune mère de famille que Sylvia Plath deviendra et qui se donnera la mort le 11 février 1963 à l’âge de 30 ans.

De son entrée à Smith College en 1950 à sa rencontre en 1956 avec celui qui sera son amour, son amant, le père de ses deux enfants, mais surtout son alter-ego, Ted Hughes, les six premières années des Letters Home ont ceci d’exceptionnel qu’elles dévoilent le chant intime d’une âme scindée entre deux désir fous : celui de devenir une femme, une épouse et une mère, et celui tout aussi prégnant d’écrire sans concession.

Mais le tigre est déjà dans l’escalier oriente la focale sur la première moitié de la correspondance de Sylvia Plath afin de voir éclore au flanc de la femme, l’âme poétique.

De Purcell à Berlin en passant par Gershwin, Bolcom et Copland, les mélodies américaines, ballades jazz, et autres airs baroques anglais accompagneront ces plongées successives dans le velours duveteux des Letters Home pour jalonner le parcours initiatique de Sylvia Plath, femme et poète et la reconnaissance en Ted Hughes de son âme jumelle.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste
en partenariat avec la librairie Ma main amie

Avec Anne WEBER
Pour Vaterland, Seuil, 2015

Comment vivre avec un passé qui vous colle à la peau, qu’on porte en soi comme son patrimoine génétique ? Être allemand, être né allemand, qu’est-ce que cela signifie ? Vaterland est une exploration du passé, une quête autour de l’arrière-grand-père, mais aussi du grand-père et du père de l’auteur.

Née en 1964 en Allemagne, Anne Weber vit en France. Auteur, récemment, de Kirio (Seuil) et d’Auguste (Le Bruit du temps), elle écrit toujours une version allemande et une version française de ses livres. Vaterland a été très bien accueilli en France et en Allemagne.

lecture / performance d’auteur



Avec Régis JAUFFRET
Pour Cannibales, Seuil, 2016.

Noémie est une artiste-peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec un architecte de près de trente ans son aîné avec lequel elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par une lettre adressée par Noémie à la mère de cet homme : elle s’y excuse d’avoir rompu. Une lettre ? Oui, un courrier postal plutôt qu’un courrier numérique, pour conjurer le risque de piratage et la diffusion sur les réseaux sociaux. Une correspondance s’amorce alors et s’affermit entre les deux femmes, qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de se débarrasser du fils et ex-amant. Et pourquoi pas décider qu’une fois estourbi, elles le mangeront cuit à la broche au cours d’un infernal banquet ?

En réalité, ce roman parle d’amour. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a appelé son fils du nom du seul homme qu’elle a jamais aimé, et qui est mort accidentellement avant leur mariage. Noémie, elle, est une «collectionneuse d’histoires d’amour», toujours à la recherche de l’idéal. Au fil des lettres que, de son côté, il échange avec les deux protagonistes, le fils et ex-fiancé exprime tout l’amour qu’il éprouve toujours pour Noémie.

Né en 1955, Régis Jauffret est l’auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Univers, univers (Verticales), Asiles de fous, Microfictions, Lacrimosa (Gallimard), et Bravo (Seuil).

 

lecture



Avec le soutien de la Fondation du Crédit Mutuel pour la Lecture

VINCENT ET THEO VAN GOGH. FRÈRES JUSQU’À LA FOLIE

D’après les lettres échangées au cours de leurs trois derniers étés
Adaptation libre Agnès AKERIB
Mise en voix Jérémie LIPPMANN
Avec Nicolas BRIANÇON et Jérémie LIPPMANN

Vincent, peintre de génie et Theo le marchand d’art son cadet, cultivent des sentiments très forts depuis leur jeunesse. Ils s’écrivent, se confient, s’entraident et s’admirent. Si, de Vincent, on croit connaître les infortunes et de Theo, les engagements auprès des impressionnistes, on sait moins bien l’atavisme qui fragilise les deux frères. Et moins encore les projets qu’ils forment avec courage, ou les mystères qui entourent leur fin prématurée, récemment dévoilés.

 

LECTURE SPECTACLE



MADAME DE SEVIGNE : « Je deviendrai parfaite sur la fin
de ma vie. » Lettres à sa fille, la Comtesse de Grignan (1668-1696)

Adaptation libre Virginie BERLING
Mise en voix Julia de GASQUET
Avec Marie-Christine BARRAULT
Et la complicité des élèves de l’école de Grignan conduits par Erwan COEDELO

Au départ de sa fille pour Grignan, Madame de Sévigné endosse son rôle de mère avec passion, mêlant dans cet amour immense à la fois joie et désespoir. Elle est en effet véritablement déchirée d’être séparée de cet être charmant.

Ses lettres montrent tour à tour son attachement, ses maladresses, son adresse intellectuelle. Les tourments font place au bonheur, les anecdotes sur la cour s’entrelacent à l’ennui de la Bretagne. Tout est sujet d’écriture, tout est prétexte à écrire, encore et toujours, à sa fille, avec une constance et une régularité que les années ne démentiront pas. Une écriture ciselée, concise, raffinée, sert un propos à la fois léger et profond.

Madame de Sévigné viendra finir ses jours au château de Grignan, enveloppée du soleil de Provence et de l’affection de sa fille.

 

Jeudi 6

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

L’écriture, une histoire de famille.

Avec Philippe et Sylvain TESSON

Philippe Tesson, journaliste, éditorialiste, patron presse, docteur en lettres, 89 ans, fait ses débuts à Combat dont il devient rédacteur en chef à 32 ans, en 1960 jusqu’en 1974. Il fonde alors le Quotidien de Paris, qu’il dirigera jusqu’en 1994 en même temps que les Nouvelles Littéraires qu’il reprend en 1975.
Avec son épouse, le docteur Marie-Claude Tesson, il fonde à la même époque un groupe de presse médicale et scientifique dont le fleuron est Le Quotidien du médecin.
Sa passion est le théâtre. Depuis 1970 il tient dans différents journaux une rubrique de critique dramatique. Au Canard Enchainé de 1970 à 1983, puis à L’Express et depuis 1995 au Figaro Magazine où il exerce encore aujourd’hui chaque semaine. Il dirige depuis 2000 les Éditions de l’Avant-Scène Théâtre. Il a repris en 2012 le Théâtre de Poche-Montparnasse, qu’il dirige avec sa fille Stéphanie Tesson et Charlotte Rondelez.
Il a poursuivi depuis ses débuts une carrière de chroniqueur et d’éditorialiste à la radio et à la télévision dans les domaines de la politique et de la culture. Il a notamment animé l’émission, littéraire de France3 Ah ! Quels titres. Il est actuellement éditorialiste au site du Point et chroniqueur à Radio Classique.
Il est auteur de
De Gaulle Premier (1965) et de Où est passé l’autorité (2010, en collaboration avec Laurent Joffrin). Il préside le jury du Prix Interallié.
Il est le père de trois enfants : Sylvain, écrivain, Stéphanie, metteur en scène et Daphné, critique d’art.
Il est officier de la Légion d’Honneur.

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval sur plus de 3000 km du Kazakhstan à l’Ouzbekistan. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Slavomir Rawicz : The Long Walk (1955), de la Sibérie jusqu’en Inde à pied.
Depuis quelques années, il écrit des nouvelles, dans un registre poétique où souvent l’absurde des situations humaines est montré avec humour. Il collabore également à diverses revues, notamment « Lire » depuis 2016. Une vie à coucher dehors, Gallimard, a reçu le Goncourt de la nouvelle en 2009, et
Dans les forêts de Sibérie, du même éditeur, le Prix Médicis essai 2011.
Son dernier livre,
Une très légère oscillation a paru en mai 2017.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Marie LE GALL
Pour Mon étrange soeur, Grasset, 2017

«Nous nous sommes tout de suite reconnues, et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets.»
C’est l’histoire de deux sœurs que dix-neuf années séparent. La plus jeune bouleverse par sa naissance inattendue la vie de la grande, jeune fille extravagante et tourmentée, victime des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Devenue adulte, la petite raconte la vie de son aînée, sa joie, ses jeux délirants, sa « folie » puis son errance, entre séjours à l’hôpital et brefs retours dans la maison familiale.

Qui est donc cette « étrange sœur » ? De quel mal souffre-t-elle vraiment ? Un doute habite depuis toujours la narratrice, et l’hypothèse formulée à la mort de son aînée sonne comme une révélation et une délivrance.

Née en 1955 à Brest, Marie Le Gall est l’auteur de La Peine du Menuisier, prix Bretagne 2010 et finaliste de nombreux prix, dont le Goncourt du premier roman. Professeur de Lettres, elle est arrivée tard à l’écriture. Des circonstances de la vie, une nécessité, un jour. Mon étrange sœur est son 3ème roman. Les relations familiales sont au cœur de son écriture.

rencontre littéraire



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Le lourd héritage immatériel

Avec Michèle GAZIER
pour Le Goût des mères, Mercure de France, 2012 et Silencieuse, Seuil, 2017

Le thème de la famille est au centre du travail de Michèle Gazier depuis presque trente ans. Le Goût des mères traite du rapport à la mère. Sainte ou marâtre, tendre, envahissante, adorée, détestée, inconnue, recherchée, morte et pleurée, rivale ou figure unique de la féminité, courageuse ou soumise, la mère inspire et traverse la littérature dans tous ses états.
Silencieuse où l’étrange silence d’une enfant fait écho aux violents silences du passé, traite de plusieurs formes d’héritage ( historique, politique, familial, privé).

Après avoir enseigné l’espagnol pendant 13 ans, Michèle Gazier a longtemps tenu la chronique littéraire de Télérama. Elle est écrivain et auteur d’une vingtaine d’ouvrages - romans, nouvelles, essais littéraires et sur l’art. Traductrice, elle a fait découvrir en France des auteurs comme Manuel Vazquez Montalban ou Juan Marsé. Elle codirige les Editions des Busclats avec Marie-Claude Char.
Silencieuse est son dernier roman, paru au Seuil au printemps 2017.

le grain de la voix : lecture



DHUODA, UNE PRINCESSE A SON FILS

Adaptation libre et mise en voix Marie BOUHAÏK GIRONES
Avec Mélanie TRAVERSIER

Princesse carolingienne exilée à Uzès pour des raisons politiques, Dhuoda est séparée de Guillaume, son premier fils, qui va devenir le fidèle du jeune roi de Francie occidentale Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne. Ne se résolvant pas à laisser son enfant seul dans les orages et les intrigues de la cour, Dhuoda lui écrit, en 843, une longue lettre, sous la forme d’un manuel d’éducation, premier du genre dans l’histoire occidentale.

d’autre voix pour la mienne :
un auteur / une actrice



avec Véronique MASSENOT
Pour Lettres à une disparue, Hachette, 1998
Et Laurence CÔTE, comédienne
PARCOURS JEUNESSE

En Argentine, Mélina écrit à sa fille Paloma, disparue pendant la dictature. À travers ces lettres, que Paloma ne lira hélas jamais, Mélina cherche une réponse aux questions terribles qui la torturent… « Ma fille est-elle vraiment morte ? Et dans ce cas, où est son corps ? A-t-elle beaucoup souffert ? Pourquoi n’ai-je pas su résister, moi aussi ? Et puis… qu’est devenue Nina, ma petite-fille, enlevée avec Paloma ? » Quand la démocratie revient, une enquête familiale commence. On dit que des enfants ont été adoptés de force par des militaires et des cadres du régime… Melina, et son mari Pablo, peuvent-ils espérer retrouver leur petite-fille et recommencer une nouvelle vie ?
Ce roman épistolaire est paru en mars 1998, chez Hachette, au Livre de Poche Jeunesse. Il est réédité sans cesse depuis. Il a reçu de nombreux prix littéraires (La Magie des Mots, Sorcières, Jeunes Lecteurs du Mans et de la Sarthe, Gaillard d’Or des Collégiens). Recommandé par l’Éducation Nationale, il est au programme des classes de 4ème ou de 3ème.

Très jeune, Véronique Massenot publie son premier livre Lettres à une disparue, un roman épistolaire, chez Hachette en 1998 . Celui-ci obtient un grand succès et lui ouvre en grand les portes du métier. De nombreux autres suivront.
Son univers est tantôt grave, tantôt drôle et coloré. Elle écrit souvent pour interroger le monde, transmettre une mémoire oubliée, vaincre la douleur du non-dit ou la bêtise des préjugés... parfois simplement pour faire rire, toujours avec tendresse. Diplômée en Histoire de l’Art, elle a travaillé plusieurs années au Musée d’Orsay avant de se consacrer à l’écriture. Mais pas seulement : illustratrice autodidacte et touche-à-tout, elle conçoit aussi des expositions, envoie de l’art postal tous azimuts et dessine le monde dans ses carnets - notamment avec son groupe d’amies artistes (et gourmandes), Les Croqueuses de Paris.

 

Concert lecture



LETTRES DE MOZART AUX SIENS. Variation 1

Adaptation libre de Jeanne ZAEPFFEL
Avec Jeanne ZAEPFFEL, chant, Nicolas WORMS, piano, Marie SALVAT, violon, Lorenzo LEFEBVRE, récitant.

Dans la correspondance de Wolfgang Amadeus Mozart l’on découvre de courts poèmes écrits par Nannerl (Maria Anna, la sœur de Wolfgang) ou Wolfgang lui-même qui témoignent de la complicité poétique entre les membres de la famille : « Ma très chère Nannerl, ma soeurette ! Je te remercie de tes vœux, mon ange : en voici un, de Mozart, ce gredin, en échange... ». La fantaisie langagière avec laquelle s’exprime le jeune homme est à l’image de son inventivité musicale. Aussi écrit-il souvent à son père : « Après le repas, je jouai deux concertos et quelques improvisations.(lettre du 16-17 octobre 1777) ». Le compositeur improvisait et s’exerçait notamment à la variation, forme ou procédé musical qui transforme un thème musical écrit sans en altérer l’essentiel. A partir de certains thèmes musicaux du compositeur et de ses poèmes, nous proposerons des variations épistolaires et musicales, esquissant ainsi les fluctuations du caractère du jeune homme et de ses liens avec son entourage.

 

LECTURE



Avec le soutien du Conseil Général de la Drôme

Ce cahier est pour toi,

adapté du roman de Valérie DAYRE
par la Compagnie Alphonse et compagnie, des collégiens (Pont en Royans
et St Jean en Royans) et des séniors ( Foyer Rose Achard, Pont en Royans)
PARCOURS JEUNESSE

Ce cahier est pour toi montre, à travers l’histoire d’une personne âgée désorientée, placée en maison de retraite, qui écrit un cahier pour son petit-fils, que ce qui demeure malgré la maladie, c’est le lien intergénérationnel.

Pour inspirer le projet artistique, Valérie Charpinet, directrice artistique de la compagnie et metteuse en scène, a travaillé avec des élèves du collège Raymond Guelen (Pont en Royans), du collège Benjamin Malossane (St Jean en Royans) et des seniors réunis par les cafés-rencontres de l’ADMR ou vivant au foyer Rose Achard à Pont-en-Royans. C’est le fruit de cette expérience qu’ils viendront tous nous faire partager, avant la création du spectacle qui aura lieu cet automne à Pont-en-Royans, le 25 novembre en co-accueil avec le Diapason et L’ACCR/5ème saison.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Judith SIBONY
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Catherine CUSSET
pour La Haine de la famille, Gallimard, 2001

Famille et belle-famille sont les sujets de deux romans truculents de Catherine Cusset. Dans La Haine de la famille (2001) elle explore sous le mode autofictionnel le rapport mère-fille sur trois générations, et dessine un personnage de mère haut en couleur, qui adore ses enfants mais «hait la famille.» Dans Un brillant avenir, inspiré par l’histoire de sa belle-mère roumaine, elle raconte l’histoire d’Elena, une jeune Roumaine qui émigre aux États-Unis et devient Helen, et qui a bien du mal à accepter la Française qui lui prend son fils unique. Un brillant avenir a reçu le Prix Goncourt des Lycées 2008.

Catherine Cusset est l’auteur de douze romans publiés chez Gallimard depuis 1990. Elle vit à New York et passe ses étés en Bretagne. Elle a reçu le Grand Prix des Lectrices d’Elle pour Le problème avec Jane et le Prix Goncourt des Lycéens pour Un brillant avenir.

lecture / performance baroque



MADAME DE SEVIGNE A SA FILLE MADAME DE GRIGNAN :
une année épistolaire (novembre 1670 - novembre 1671)

Adaptation Virginie BERLING
Avec Chrystèle BURGARD, commissaire de l’exposition Sévigné au château de Grignan, Louise MOATY, Julia de GASQUET et Jeanne ZAEPFFEL, déclamation et chant baroques

Comment nous rendre contemporains de Madame de Sévigné et pourquoi s’y risquer ? A partir d’un choix de lettres courant sur une année épistolaire (Novembre 1670-Novembre 1671), un travail de réactivation baroque qui s’appuie sur le chant, la déclamation et la gestuelle du XVIIe siècle sera montré. On sait que madame de Sévigné a écrit à sa fille dans la déchirure de la séparation de l’hiver 1671. Mais on oublie que ces lettres étaient destinées à une toute jeune mère. Du lit de l’amour à l’alcôve des femmes en couche, de la grande scène de la cour à la terrasse du château de Grignan, l’écriture de madame de Sévigné permet de saisir ce qu’être mère signifiait alors, charnellement, émotionnellement, socialement.

En écho à l’exposition qui lui est consacrée au château de Grignan tout l’été.

lecture SPECTACLE



ANDRE GIDE. HORS DE LA LIGNÉE

Adaptation libre Virginie BERLING
Mise en voix Nicolas BIGARDS
Avec Alexandre RUBY

André Gide a tout juste vingt ans lorsqu’il décide de voyager, de découvrir, de comprendre, pour se consacrer à ce qu’il sait être sa voie : l’écriture.

A sa mère qui l’a élevé dans l’amour, la morale et l’honneur d’une lignée, le jeune André raconte. A son fils unique parti au loin, Juliette Gide pose des questions, approuve, condamne. Dans ce dialogue quasi quotidien, on entend l’enthousiasme et les interrogations, les rencontres et les chocs.

 

LECTURE SPECTACLE



« TU NE SAIS DONC PAS QUE JE SUIS UN GRAND HOMME ? »
Giacomo Leopardi à sa sœur Paolina

Adaptation libre et mise en voix Didier BRICE
Avec Nathalie CERDA et Thomas SAGOLS

Giacomo Leopardi, poète, philosophe et moraliste est considéré comme l’un des plus grands auteurs de la littérature mondiale. Pendant des années il a échangé avec sa jeune sœur des lettres qui témoignent d’un amour indéfectible et d’une vision du monde d’une acuité phénoménale.

« Je suis mûr pour la mort, et il me paraît trop absurde, alors que je suis mort spirituellement, et que la fable de l’existence est achevée pour moi, de devoir durer encore quarante ou cinquante ans, comme m’en menace la nature. »

Dans ses lettres, Giacomo réussira à étouffer sa propre mélancolie, pour constamment réconforter sa jeune sœur Paolina. Leurs échanges épistolaires, au style d’une efficacité et d’une beauté rares, sont édifiants.

Vendredi 7

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Tocqueville en famille

Avec Jean-Claude CASANOVA
Pour TOCQUEVILLE, Correspondance familiale, Tome XIV des Œuvres complètes, Gallimard, 1998, 700 p.)

Alexis de Tocqueville est un aristocrate, d’opinion libérale et de confession catholique. Député de gauche sous la monarchie de juillet, ministre de la République après 1848, il épouse une Anglaise protestante issue d’une famille bourgeoise. Son père, préfet légitimiste, démissionne en 1830.. Ses deux frères ne partagent pas ses convictions politiques et se rallient à Napoléon III. De là naitront des confrontations, des éclats et des explications qu’il est utile de pénétrer, à travers de leur correspondance familiale, pour comprendre Tocqueville, car la politique et la religion, la raison et le cœur s’y entremêlent.

Jean-Claude Casanova est professeur émérite des universités et directeur de la revue Commentaire depuis sa création. Il a été éditorialiste à l’Express, au Figaro et actuellement au Monde. Il est membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Il préside la Commission nationale pour l’édition des œuvres, papiers et correspondances de Tocqueville.

 

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Anne-Emmanuelle ROBICQUET, traductrice
Autour de Maya ANGELOU
Pour Lettre à ma fille, Notabilia, 2016

Dédiée à celle qu’elle n’a jamais eue, Lettre à ma fille est une succession de courts textes décrivant les souvenirs qui ont façonné la vie exceptionnelle de Maya Angelou. Féministe avant l’heure, et après une enfance et une adolescence marquée par la violence, elle écrit avec le cœur de millions de femmes qu’elle considère comme ses sœurs de combat. La littérature la sauvera et l’amènera à être la première étudiante noire d’une école privée. Puis elle fréquentera le milieu intellectuel noir-américain et deviendra une grande militante de la condition des femmes noires. C’est grâce à l’écrivain James Baldwin qu’elle se mettra à écrire après la mort de Martin Luther King et deviendra l’auteure que l’on connaît aujourd’hui. Dans ce captivant récit, l’auteure nous fait partager ses combats et les épreuves qui ont forgé son caractère dans la compassion et le courage.

Anne-Emmanuelle Robicquet est né à Bordeaux en 1972. Après l’accomplissement de son master en littérature chinoise à Shanghai, elle s’est installée à Paris et a travaillé pendant plus d’une décennie pour l’éditeur Albin Michel. Elle a déménagé à New York en 2012.

rencontre littéraire



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste
En partenariat avec l’association suisse Et si on s’écrivait

Avec Jean-Louis KUFFER
Pour L’Enfant prodigue, éditions d’Autre part, 2011

L’Enfant prodigue fait le récit d’une saga familiale dont l’un des enfants est le héros. Devenu adulte, il se retourne, avec une certaine nostalgie, sur son enfance, sa jeunesse partagée entre la maison, le quartier, l’ennui, les copains, les premiers émois amoureux, la révolte contre l’injustice. Après l’éloignement, il retourne dans la famille qui fête ce fils qu’on croyait perdu.

Après des études de lettres, Jean-Louis Kuffer se lance dans le journalisme…
Critique littéraire, Jean-Louis Kuffer est également romancier et essayiste. Lauréat du Prix Schiller 1984 et du Prix Édouard Rod 1996, il publie essais et nouvelles, des récits de vie, notamment
Le Pain de coucou en 1983, qui évoque son enfance partagée entre des grands-parents alémaniques et des parents habitant Lausanne. Depuis 2005, Jean-Louis Kuffer publie un blog littéraire intitulé Carnets de JLK visité chaque jour par 800-1000 lecteurs et comptant plus de 5000 textes.

le grain de la voix : lecture



LETTRES DE CALAMITY JANE A SA FILLE

Adaptation libre Virginie BERLING
Mise en voix Erwan COEDELO
Avec Laurence CÔTE

Calamity Jane est née en 1852. Elle épouse James Butler Hickok, dit Wild Bill, mais divorce rapidement. Elle conduit des diligences, joue au poker, soigne les Indiens, tire au pistolet lorsqu’il le faut, participe à des spectacles. Elle meurt à l’âge de cinquante ans dans une petite ville du Dakota remplie de bars et de maisons closes, aveugle, seule et dans la misère.

Le 8 mai 1941, Mme Jean McCormick, 68 ans, invitée d’une émission sur CBS, déclare être la fille de Calamity Jane. Pour preuve, elle montre les lettres que sa mère lui a écrites pendant vint-cinq ans sans jamais les lui envoyer, et que son père adoptif, le capitaine James O’Neil, lui a remises peu avant sa mort.

d’autre voix pour la mienne :
un auteur / une actrice



Avec Maurice OLENDER
pour Un fantôme dans la bibliothèque, Seuil, 2017
et Emmanuel NOBLET, comédien et metteur en scène

« Je suis né dans une famille où l’on ne lisait pas, n’écrivait pas, où il n’était pourtant question que d’écriture, de lecture. On en parlait sans arrêt. […] Comme je refusais d’apprendre à lire, à écrire, résistant de toutes mes forces, rebelle à toute forme de scolarisation jusqu’à l’âge de vingt ans, mon père me suppliait d’étudier, de m’initier à un peu de lecture, d’écriture, lui qui n’avait la pratique ni de l’une ni de l’autre. Sans doute déchiffrait-il l’alphabet hébreu de ses livres de « bénédictions »[…]. »

« Maurice Olender, directeur de la Librairie du XXIe siècle, est un fils des cendres, un orphelin de la mémoire, un enfant qui a grandi dans une famille juive après ce que Patrice Loraux nomme « la disparition de la disparition » : disparition de la trace, et notamment de la trace écrite, disparition d’une kultur, celle du yiddish, disparition du crime dans son souci de s’effacer comme crime. A la place : l’oralité des survivants, la psalmodie des lieux qui n’existent plus, comme une prière aux morts. La voix du père en guise d’archive. » Mazarine Pingeot, L’Express.

 

Concert lecture



LETTRES DE MOZART AUX SIENS. Variation 2

Adaptation libre de Jeanne ZAEPFFEL
Avec Jeanne ZAEPFFEL, chant, Nicolas WORMS, piano, Marie SALVAT, violon, Lorenzo LEFEBVRE, récitant.

Dans la correspondance de Wolfgang Amadeus Mozart l’on découvre de courts poèmes écrits par Nannerl (Maria Anna, la sœur de Wolfgang) ou Wolfgang lui-même qui témoignent de la complicité poétique entre les membres de la famille :« Ma très chère Nannerl, ma soeurette ! Je te remercie de tes vœux, mon ange : en voici un, de Mozart, ce gredin, en échange... ». La fantaisie langagière avec laquelle s’exprime le jeune homme est à l’image de son inventivité musicale. Aussi écrit-il souvent à son père : « Après le repas, je jouai deux concertos et quelques improvisations. (lettre du 16-17 octobre 1777) ». Le compositeur improvisait et s’exerçait notamment à la variation, forme ou procédé musical qui transforme un thème musical écrit sans en altérer l’essentiel. A partir de certains thèmes musicaux du compositeur et de ses poèmes, nous proposerons des variations épistolaires et musicales, esquissant ainsi les fluctuations du caractère du jeune homme et de ses liens avec son entourage.

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Eugène GREEN
Pour Les Voix de la nuit, Robert Laffont, 2017

Deux jeunes gens, qui s’étaient perdus de vue, se retrouvent et, dans le cadre idyllique d’une maison où enfants ils passaient des vacances, retrouvent la joie et l’insouciance de leur jeunesse; ils ressentent bientôt un grand trouble lié à leur passé.

Eugène Green est écrivain, cinéaste, et metteur en scène. Il a fait un travail de redécouverte du langage du théâtre baroque, et depuis 2001 il a réalisé sept longs-métrages dont Le pont des Arts en 2004, La Religieuse portugaise en 2009, et Le fils de Joseph en 2016. Il a publié quinze livres.

DOCUMENTAIRE EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR



Avec Laurent VERAY
Pour La Cicatrice, film documentaire (coproduction Cinétévé, ECPAD, CNDP,
avec la participation de France Télévisions et le soutien de la Fondation
d’Entreprise La Poste) 2013, 52 mn

Ce documentaire retrace le destin hors du commun d’une famille française, les Résal, quatre frères, deux sœurs et leurs parents, entre 1914 et 1918, à travers leurs échanges épistolaires et leurs photographies. Au-delà de la singularité des uns et des autres, nous découvrons de l’intérieur leur vie quotidienne, avec ses faits marquants, ses rebondissements, mais également à travers les moments difficiles, les préoccupations intimes, les émotions et les tourments les plus secrets d’individus confrontés à une situation exceptionnelle : la guerre.

Laurent Véray, historien du cinéma, est professeur au département Cinéma et Audiovisuel de l’UFR Arts et Médias de l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. En lien avec ses recherches, il a réalisé deux films pour la télévision, L’héroïque cinématographe (2003), La cicatrice. Une famille dans la Grande Guerre (2014), deux installations vidéo, une pour un musée, En Somme (Historial de Péronne, 2006), l’autre pour une exposition, Théâtres de guerre-1917 (Centre Pompidou-Metz, 2012). En 2016, il a conçu une création visuelle à base d’images d’archives pour la pièce Les Derniers jours de l’humanité de Karl Kraus, mise en scène par David Lescot à la Comédie-Française, avec Denis Podalydès, Sylvia Bergé, Pauline Clément et Bruno Raffaelli.

 

lecture SPECTACLE



Avec la participation de la Comédie Poitou-Charentes - Centre dramatique national

PAUL LEAUTAUD : PASSION D’UN FILS ABANDONNÉ

D’après les lettres de Paul Léautaud et de sa mère Jeanne Forestier
Adaptation libre Agnès AKERIB
mise en voix Yves BEAUNESNE
Avec Judith CHEMLA et Jean-Claude DROUOT

Quelle famille… Quelles embrouilles. Quels malentendus ! Quelle ferveur aussi d’un fils, devenu adulte, « planté là » bébé. Dix ans plus tard, il croise sa mère, Jeanne Forestier, ravissante comédienne, insouciante et coquette. Il en garde des parfums, des images et des musiques avec éblouissement. Vingt ans passent… Paul Léautaud, au chevet de sa tante Fanny, retrouve celle qu’il évoque dans ses souvenirs d’enfance (Le Petit ami). Bouleversé, éperdu, tendre jusqu’à l’excès, il engage une correspondance avec cette mère devenue sage et rangée, en lui envoyant des lettres aussi troublantes que passionnées.

 

LECTURE SPECTACLE



MON PETIT PAUL : CAMILLE CLAUDEL A SON FRÈRE

Adaptation libre et mise en voix Marie BOUHAÏK-GIRONES
Avec Ruth OLAIZOLA et Mohamed ROUABHI

Camille Claudel, sculptrice de génie enfermée durant trente ans à l’asile, écrit à son frère, l’écrivain Paul Claudel. Elle lui décrit en des lettres à la fois prosaïques et déchirantes l’enfer physique et psychique de ses journées d’internement. La révolte d’une femme devenue paranoïaque tant on lui a dénié le droit d’exercer librement son art n’efface en rien l’amour et la confiance absolue qu’elle témoigne à son frère cadet.

Samedi 8

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Florence DELAY
Autour de Jean DELAY (1907-1987) Un médecin devant son temps
Jean DELAY, psychiatre et écrivain
, éd des cendres, 2016.

Une fille évoque la double vocation de son père à travers deux ouvrages qu’elle a co-édités avec le docteur Marc Masson, en 2016, aux éditions des Cendres :
Un médecin devant son temps. Jean Delay, psychiatre et écrivain.

Florence DELAY a écrit des romans, des essais, un cycle de dix pièces avec le poète Jacques Roubaud sur le roi Arthur, Graal Théâtre, et traduit des poètes espagnols du Siècle d’Or et du XXème siècle. Elle a été élue à l’Académie française en 2000.

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Éditer une correspondance

Avec Emmanuelle et Thierry BOIZET, pour les éditions FINITUDE

Emmanuelle & Thierry Boizet ont créé les éditions Finitude voici une quinzaine d’années, à Bordeaux. Depuis, ils ont édité 150 livres, un catalogue littéraire qui mêle auteurs confirmés et jeunes écrivains, littérature française et étrangère, fiction et documents littéraires. Ils ont publié de nombreuses correspondances : Georges Perros, HD Thoreau, Henry Miller, Jane Austen ou Jack London.

rencontre littéraire



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Thierry GILLYBOEUF, traducteur
Pour Mes petits chéris, lettres inédites et délicieuses à ses enfants, Arlea, 2017

Souvent réduit à un simple auteur pour la jeunesse ou bien à un chantre du colonialisme et de la morale, ces lettres à ses enfants montrent un Rudyard Kipling débordant d’amour et d’humour. Émaillée de dessins humoristiques, constellée de jeux de mots, cette correspondance mélange les menus faits du quotidien et les événements officiels les plus importants, que l’auteur des Histoires comme ça raconte avec un formidable sens de l’exagération et du grotesque. Dans la plus pure tradition du nonsense anglais, il manie l’absurde et croque avec une délicieuse férocité amis et membres de la famille. Mais ces lettres à l’inventivité affectueuse et joyeuse pourraient n’avoir qu’un intérêt anecdotique, si on ne les savait encadrées par deux drames : la perte prématurée de deux de ses trois enfants.

Né en 1967, Thierry Gillyboeuf est un écrivain et traducteur français. Il est le traducteur de nombreux écrivains et poètes anglais, américains et italiens : Pico Iyer, E. E. Cummings, Wallace Stevens, Marianne Moore, William Carlos Williams, Les Murray, Salvatore Quasimodo, Italo Svevo, Leonardo Sinisgalli, Rudyard Kipling, Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Eugenio De Signoribus, Fabiano Alborghetti Derek Walcott, Herman Melville, etc. Il est, d’autre part, l’auteur de préfaces et d’ouvrages critiques. Plusieurs ouvrages collectifs ont paru sous sa responsabilité autour de Remy de Gourmont (Cahiers de l’Herne), Georges Perros (La Termitière), et E. E. Cummings (Plein Chant) notamment. Il est régulièrement invité au Festival de la Correspondance de Grignan pour des adaptations, des rencontres littéraires, des performances d’auteur.

le grain de la voix : lecture



NIETZSCHE : « JE SUIS EN GUERRE. »
Lettres à sa sœur Elisabeth (1885-1888)

Adaptation libre Virginie BERLING
Mise en voix et lecture Erwan COEDELO

Dans les années 1885-1888, Nietzsche est à un tournant dans sa production
intellectuelle : il publie son Zarathoustra, Par-delà le bien et le mal et finalement Ecce Homo. Il doit affronter en même temps les critiques et la célébrité. Tandis qu’il se coupe définitivement de l’Allemagne et de ses théories antisémites, Elisabeth fonde avec son époux une colonie de « purs Aryens » au Paraguay.

Pendant cette période de grande solitude et de profonde dépression, Nietzsche écrit à sa sœur, qu’il appelle son « lama », du nom de cet animal résistant et têtu, qui crache pour se défendre. Les lettres du frère, toujours bienveillantes, montrent pourtant que la guerre se prépare… Elisabeth prendra sa revanche.

d’autre voix pour la mienne :
un auteur / une actrice



Avec Lydia FLEM
pour Comment j’ai vidé la maison de mes parents, Seuil, 2004
avec Emmanuel NOBLET, comédien et metteur en scène

Largués par nos parents qui disparaissent, par nos enfants qui quittent la maison, c’est le plus souvent au même moment de la vie que nous sommes confrontés à ces séparations : nos parents meurent, nos enfants grandissent. Comment vider la maison de ses parents sans liquider leur passé, le nôtre ? Combien sommes-nous à vivre sans en parler à personne ce deuil qui nous ébranle ? À tout âge on devient orphelin.

Lydia Flem est écrivain, psychanalyste et photographe. Auteure de romans, d’essais et d’autofictions, ses livres sont traduits en 19 langues. Ses compositions photographiques ont été exposées à la Biennale de Berlin, à la Maison européenne de la photographie, à la Fiac (galerie Françoise Paviot). Membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, elle vit à Paris et à Bruxelles

 

Concert lecture



Jazz Letters

D’après Suzanne et Maurice BEILLACOU
Avec Florence BEILLACOU, Vivien GUARINO, comédiens
Cyrille FROGER, piano

Un homme et une femme s’aiment d’un amour passionné. Lui est capitaine d’un bateau, elle est professeur de français... Durant plus de trente ans, ils vont s’écrire chaque jour, exprimer l’amour et le désir qui les animent, l’attente et la solitude qui les dévorent. C’est l’histoire d’un amour violent, lyrique, tendre, sensuel et désespéré. Cela fait près de dix ans que Florence Beillacou lit et relit la correspondance passionnée de ses grands-parents, persuadée qu’il s’agit d’un vrai trésor qui mérite d’être partagé. Avec la collaboration de Vivien Guarino, elle a décidé de mêler
ces textes inédits à la musique jazz des années 50, qui chante elle aussi le blues et la lassitude des nuits passées à s’attendre. Le piano et la voix de Cyrille Froger nourrissent l’univers onirique et les images mentales de ce cabaret intimiste. Dans ce dialogue à distance d’un homme et d’une femme, Jazz Letters donne à entendre d’une façon intime la beauté et les tourments des amours contrariées.

RENCONTRE LITTÉRAIRE



animée par Catherine PONT-HUMBERT
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste

Avec Denis MICHELIS
pour Le Bon fils, éditions Nobilia, 2016

Un père et son fils cherchent à se faire une place l’un auprès de l’autre dans une nouvelle vie à la campagne. Mais comment peuvent-ils espérer en leur avenir si le fils refuse de bien travailler au lycée et si le père néglige son rôle de parent ? L’arrivée inopinée d’un dénommé Hans, un « ami » de longue date, bouscule leur vie et lui donne un sens insoupçonné. Le roman entrelace obsessions et métaphores sur le mythe d’Œdipe et nous donne à mesurer à quel point le passage à l’âge adulte transfigure la réalité.

Denis Michelis est journaliste, écrivain et traducteur. Il vit à Paris. Le Bon fils est son deuxième roman après La Chance que tu as, Stock, 2014 qui a connu un écho important de la part de la critique et des libraires.

Documentaire en présence de la réalisatrice



Avec Marion STALENS, réalisatrice, photographe et comédienne
Pour Juliette Binoche dans les yeux, film documentaire (Arte / Télévision Suisse Romande / Ciné Cinéma / Cinétévé / France, 2009, 52 minutes)

Pendant un an, Marion Stalens accompagne sa sœur dans son travail d’actrice et dans différents projets artistiques hors des sentiers battus. Pour la première fois Juliette Binoche prépare un spectacle de danse et une exposition de portraits de ses personnages et des réalisateurs qu’elle a croisés. Entre émotion à fleur de peau et humour, elle partage le souvenir de quelques rencontres décisives qui ont jalonné son parcours d’actrice. Une plongée dans l’intimité du processus de création.

La vision du documentaire sera suivie d’une discussion avec le public.

Comédienne dans la troupe du Chapeau Rouge, Marion Stalens devient ensuite photographe et réalisatrice. Ses documentaires sont traversés par la question de la diversité et du vivre ensemble, avec des sujets comme l’immigration, l’exil, la condition des femmes, le handicap mental, la liberté d’expression, etc. Elle s’attache aussi au monde de la création qu’elle cherche à explorer «de l’intérieur».

 

lecture spectacle



MES CHERIES. CLARICE LISPECTOR A SES SŒURS

Adaptation libre et mise en voix Marie BOUHAÏK-GIRONES
Avec Maria de MEDEIROS, Julia de GASQUET et Lara SUYEUX

Figure majeure de la littérature brésilienne, Clarice Lispector écrit de nombreuses lettres à ses sœurs Elisa et Tania, pendant la période où elle est éloignée de son pays par les charges diplomatiques de son mari. Un flot de lettres sensuelles et vives dans lesquelles elle partage son quotidien de jeune femme comme son amour de la littérature.

 

LECTURE SPECTACLE



« Moi en échange je reste célibataire pour nous deux ».
Lettres de Kafka aux siens

Adaptation libre Thierry GILLYBOEUF
Mise en voix Benjamin GUILLARD
Avec Emmanuel NOBLET

Ottla, sœur préférée de Kafka, de neuf ans plus jeune que lui, survécut à son frère jusqu’en octobre 1943, date à laquelle elle disparaît à Auschwitz.

Les lettres à Ottla sont le seul témoignage direct qui nous reste des rapports entretenus par Kafka avec sa famille. Les lettres qu’il écrivit à ses deux autres sœurs, Elli et Valli, d’ailleurs moins proches de lui (et mortes également en déportation), sont certainement perdues. À son père, il n’écrivit jamais (la célèbre Lettre au père confirme cette incommunication, et l’on sait qu’elle n’atteignit jamais son destinataire). À sa mère, il ne s’adresse le plus souvent que par l’intermédiaire des lettres à Ottla.

Si les lettres à Ottla nous renseignent avec une particulière richesse sur la conception que se fait Kafka de la vie quotidienne, de ses nécessités pratiques et des liens d’intimité qu’elle comporte, cela tient sans doute au fait qu’il entretient avec sa sœur des rapports non pas complexes (ils sont au contraire infiniment simples) mais qui ont le relief et le charme d’une tendresse double. Il est tantôt l’enfant, le protégé d’Ottla – celle à laquelle il s’en remet par exemple pour des démarches incessantes auprès du directeur de sa Compagnie d’assurances en vue d’obtenir les congés que sa santé exige – et tantôt son éducateur très scrupuleux, d’un sérieux sans lourdeur, sans rien de ce que les lettres à la fiancée, Felice, pouvaient avoir de sermonneur. Tout se passe comme si l’homme que Kafka eût voulu être et ne pouvait être avec la femme aimée, il l’était cependant déjà d’une certaine manière : homme d’une sagesse inquiète certes, mais d’une inquiétude elle-même constamment tempérée de gentillesse et d’humour.

tous les jours

EXPOSITION



SÉVIGNE, ÉPISTOLIERE DU GRAND SIÈCLE

Proposée et présentée par Les Châteaux de la Drôme

Le château de Grignan est à jamais associé à Madame de Sévigné, femme de lettres devenue célèbre après la parution de sa correspondance. Elle a souvent décrit la « magnificence » du château où vivait sa fille Françoise-Marguerite, mariée au comte de Grignan, gouverneur de Provence. Elle n’y séjourne que quatre années mais « l’effet Sévigné » marque définitivement les lieux et la mémoire collective.
Peu d’expositions ont été consacrées à cette personnalité littéraire, à l’exception des Provençaux de Madame de Sévigné (1973, musée Cantini, Marseille) et de Madame de Sévigné (1996, musée Carnavalet, Paris). Aucune n’avait encore eu lieu à Grignan, ni étudié en profondeur les liens de l’épistolière avec le château.

Reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, cette exposition retrace le parcours de Madame de Sévigné entre Paris, Vitré en Bretagne et Grignan, en mettant en lumière l’évolution de son écriture et sa place dans le monde des Lettres. Elle aborde également la manière de vivre et d’habiter en Provence et se penche particulièrement sur le mythe sévignéen.

www.chateaux-ladrome.fr

EXPOSITION



CHÈRES FAMILLES…

Affiches des élèves de l’école Emile Cohl LYON

Ces projets d’affiche pour le Festival de la Correspondance de Grignan ont été réalisés par les étudiants illustrateurs de 3ème année de l’Ecole Emile Cohl, sous la direction bienveillante de leur professeur de graphisme Philippe GALLEZOT et avec l’aide d’Alice RIVIERE.

Créée en 1986 par Philippe Rivière et Roland Andrieu, l’EEC est destinée à la formation des gens d’image : illustrateurs d’édition, dessinateurs de bandes dessinées, cinéastes d’animation, spécialistes du multimédia. Le nombre considérable de ses anciens étudiants primés lors de festivals et reconnus dans ces champs de l’activité artistique ont fait sa réputation internationale.
L’affiche retenue pour illustrer le thème du festival a été conçue par Floriane LINGAT

www.cohl.fr

MUSIQUE

CHAMBRE SEPT

Chambre Sept est un ensemble à cordes qui depuis 13 ans offre gracieusement à divers moments de la journée un divertissement musical de qualité. Son répertoire, classique et populaire, s’inspire du thème du festival.

Emmanuelle COCHET, Claire LAGARDE, Gaétane ROCHE, Jean-François ROUX : violons
Camille DANDELOT, Christine HAGIMONT : altos
Sophie BAUDRY, Sandrine TUGEND : violoncelles
Gilles DURIEUX : contrebasse

MARCHÉ DU LIVRE

Véritable institution du festival, le marché fait la part belle au livre avec une vingtaine de libraires et bouquinistes, une dizaine d’auteurs et d’éditeurs indépendants (Arvey éditions, association Ecrivains de Provence…). On peut y trouver aussi des artisans créateurs de carnets, de plumes, de papeterie originale. Un marché très éclectique où sont réunis talent et création.

CHAMBRES D'ÉCRITURE

Avec le soutien de la société Georges Lalo et J. Herbin

Les chambres d’écriture, lieux de charme, invitent à une halte épistolaire. Du beau papier, de belles enveloppes, de l’encre et des plumes incitent à écrire. Le festival se charge de relever et d’affranchir les missives.

Un plan des chambres d’écriture est disponible à la billetterie du festival et au point info.

autour du livre et de l'ecrit…

ÉDITIONS

TRIARTIS ÉDITIONS

Collection Scènes intempestives à Grignan, 2017, 10€

Cette maison d’éditions qui privilégie la correspondance a créé en 2007 la collection Scènes intempestives à Grignan et édite des textes créés pour le festival.

NIETZSCHE : « JE SUIS EN GUERRE »
De Virginie BERLING

MADAME DE SEVIGNE « JE DEVIENDRAI PARFAITE SUR LA FIN DE MA VIE »
De Virginie BERLING

VINCENT ET THEO VAN GOGH. Frères jusqu’à la folie.
D’Agnès AKERIB

ANDRE GIDE. HORS DE LA LIGNEE
De Virginie BERLING

DHUODA, une princesse à son fils
De Marie BOUHAIK-GIRONES

www.triartis.fr

LIBRAIRIES

Deux librairies indépendantes se sont associées pour présenter tous les ouvrages
des auteurs invités et des écrivains programmés en 2017, ainsi qu’un choix varié
d’ouvrages sur la thématique annuelle et la correspondance en général. Des points vente/signature sont organisés sur tous les lieux de lectures et de spectacles.

 

Ma main amie

Livres neufs et occasions

Librairie spécialisée en Correspondance, Journaux intimes et littéraires et Littérature. Elle présente le fonds et les nouveautés de quelques éditeurs comme Le Bruit du Temps, Clémence Hiver, L’Echoppe, Fata Morgana, Harpo&, Finitude, Fage, Claire Paulhan, Le Temps qu’il fait, Héros-Limite…

ma.main.amie@wanadoo.fr

26230 Grignan / 04 75 46 58 93

PrÉ Texte

Pré Texte était une librairie générale, située à Dieulefit en bord de rivière. La boutique a fermé ses portes le 31 décembre 2012 mais le lieu ainsi libéré offre un bel espace pour des manifestations, conférences, petits concerts… Pré Texte reste partenaire de certaines rencontres et salons.

pretexte-isabelle@orange.fr

04 75 46 83 55

CONCOURS

CONCOURS DES LYCEES AMPERE ET LACASSAGNE

Deux lycées de Lyon, le lycée Ampère et le lycée Lacassagne organisent au sein de leur établissement un concours d’écriture en accord avec le thème du festival de la correspondance, partenariat de ce projet pédagogique.

Plus d’une centaine d’élèves, des classes de seconde à terminale, participent à ce concours.
Les lettres retenues sont lues au théâtre des Célestins de Lyon (5 mai 2017) et exposées à la mairie de Grignan pendant le festival.

www.lyceeampere-lyon69.fr
www.lyonlacassagne.fr

partenariat

GRIGNAN A VERSAILLES

Un nouveau partenariat entre le Festival de la Correspondance et le théâtre Montansier

Lors des journées du Patrimoine, les 15, 16 et 17 septembre 2017, Geneviève Dichamp et Frédéric Franck ouvriront les portes du théâtre Montansier qu’ils dirigent, au Festival de la Correspondance de Grignan.

Au programme, beaucoup de ces « chères familles » qui auront peuplé l’édition 2017 du Festival : Vincent et Théo Van Gogh, Jack London et ses filles, …

Les jardins de Grignan et la façade Renaissance du Château laisseront place à l’écrin du théâtre Montansier inauguré par Marie-Antoinette en 1777, au cœur de Versailles, à quelques pas du Château, lieu propice à des rencontres littéraires et à la reprise de lectures.

Un dépaysement qui prolongera la programmation du festival et l’enrichira, pour faire rayonner le Festival de Grignan à Versailles où les arts et les lettres ont toujours été un divertissement mais bien plus encore.

www.theatremontansier.com

bibliographie

bibliographie
et crédits
(lectures - spectacles)

Jane Austen

JANE AUSTEN, Du fond de mon cœur, Lettres à ses nièces, traduction de Marie Dupin, éd. Finitudes, 2015.

Adaptation de Jean-François Peyret

Calamity Jane.

CALAMITY JANE, lettres à sa fille (1877-1902), traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie SULLY et Gregory MONRO, Collection Rivages Poche n° 232, éditions Rivage, 2014.

Adaptation de Virginie Berling

Camille Claudel

CAMILLE CLAUDEL, Correspondance, Gallimard, 2014.

Adaptation de Marie Bouhaïk-Gironès.

Dhuoda, lettres à son fils

DHUODA princesse carolingienne, Manuel pour mon fils, traduction du latin par Bernard de Vregille et Claude Mondesert, Le Cerf éditions, 1978.

Adaptation de Marie Bouhaïk-Gironès.

André Gide

ANDRE GIDE, Correspondance avec sa mère, 1880-1895, Gallimard, 1988.

Adaptation de Virginie Berling.

Franz Kafka

FRANZ KAFKA, Lettres à Ottla et à la famille, Paris, Gallimard, 1978, traduction de l’allemand (Autriche) par Marthe Robert.

Adaptation de Thierry Gillyboeuf.

Paul Leautaud

Paul LEAUTAUD, Lettres à ma mère, Paris, Mercure de France, 1956.

Adaptation d’Agnès Akerib

Giacomo Léopardi

GIACOMO LEOPARDI, Tu ne sais donc pas que je suis un grand homme ? Lettres à sa sœur. Traduit de l’italien par Monique Baccelli, Paris, éditions Allia, 2002.

Adaptation de Didier Brice.

Clarisse Lispector

CLARICE LISPECTOR, Mes chéries, Lettres à ses sœurs, 1940 – 1957, traduction du portugais (Brésil) par Claudia Poncioni et Didier Lamaison, Paris, Éditions Des Femmes Antoinette Fouque, 2015.

Adaptation de Marie Bouhaïk-Gironès.

Jack London

JACK LONDON, Je suis fait ainsi, lettres à ses filles, éditions Finitudes, traduction Marie Dupin, 2015.

Adaptation de Virginie Berling.

Mozart

WOLGANG AMADEUS MOZART, Correspondance complète, traduction de l’allemand par Geneviève Geffray, Paris, Flammarion, 2011.

Adaptation de Jeanne Zaepffel.

Nietzsche

FRIEDRICH NIETZSCHE, Lettres choisies, traduites et réunies par Alexandre Vialatte, Gallimard, 1937.

Adaptation Virginie Berling.

Sylvia Plath

SYLVIA PLATH, Letters home, 1950-1956, traduit de l’américain par Sylvie Durastanti, Édition d’Aurélia Schober Plath, Paris, Editions Des Femmes Antoinette Fouque, 1988.

Adaptation de Sigrid Carré-Lecoindre.

Mme de Sévigné

MADAME DE SÉVIGNE, Lettres à sa fille, disponibles sur Gallica.

Adaptation de Virginie Berling.

Vincent et Theo Van Gogh

VINCENT VAN GOGH, Lettres à son frère Théo. Paris, Gallimard, 2016. Coll. « l’Imaginaire ». (Traduction du néerlandais en 1956, réédité en 1988) et Vincent Van Gogh. The Letters. The Complete Illustrated an Annoted édition. Amsterdam, Van Gogh Museum, 2009. Edited by Leo Jansen / Hans Luijten and Nienke Bakker of the Van Gogh Museum in association with the Huygens Institute.

Adaptation d’Agnès Akérib.

Tarifs

LECTURES, D’AUTRES VOIX POUR LA MIENNE, LECTURES PERFORMANCE, CONCERTS
mercredi 5 juillet

Tarif / lecture

Du fond de mon coeur : Jane Austen
> Karin Romer

12 €

Laetitia ou la fin des hommes
> Ivan Jablonka, Mélanie TraversierIvan Jablonka, Mélanie Traversier

8 €

Mais le tigre est déjà dans l’escalier
> Agathe de Courcy, Anne Jeanvoine, Antoine Ouvrard

15 €

Cannibales
> Régis Jauffret

8 €

jeudi 6 juillet

Tarif / lecture

Dhuoda, une princesse à son fils
> Mélanie Traversier

12 €

Lettres à une disparue
> Veronique Massenot, Laurence Côte

8 €

Lettres de Mozart, variation 1
> Lorenzo Lefebvre, Marie Salvat, Jeanne Zaepffel, Nicolas Worms

15 €

Ce cahier est pour toi

Gratuit

Madame de Sévigné à sa fille
> Chrystèle Burgard, Louise Moaty, Julia de Gasquet, Jeanne Zaepffel

8 €

Vendredi 7 juillet

Tarif / lecture

Calamity Jane
> Laurence Côte

12 €

Un fantôme dans la bibliothèque
> Maurice Olender, Emmanuel Noblet

8 €

Lettres de Mozart, variation 2
>Lorenzo Lefebvre, Marie Salvat, Jeanne Zaepffel, Nicolas Worms

15 €

La cicatrice
> Laurent Veray

8 €

Samedi 8 juillet

Tarif / lecture

Nietzsche, Je suis en guerre
> Erwan Coedelo

12 €

Comment j’ai vidé la maison de mes parents
> Lydia Flem, Emmanuel Noblet

8 €

Jazz Letters
> Florence Beillacou, Vivien Guarino, Cyrille Froger

15 €

Juliette Binoche dans les yeux
> Marion Stalens

8 €

LECTURE Spectacle

Tarif plein

Tarif réduit*

   

Mardi 4 juillet

Familles, je vous haime
> Elsa Lepoivre, Florence Viala, Serge Bagdassarian, Philippe Meyer, Pascal Sangla

20 €

17 €

   

Mercredi 5 juillet

Vincent et Théo Van Gogh
> Nicolas Briançon, Jérémie Lippmann

20 €

17 €

   

Jeudi 6 juillet

André Gide : Hors de la lignée.
> Alexandre Ruby

20 €

17 €

   

Vendredi 7 juillet

Paul Leautaud : passion d’un fils abandonne
> Judith Chemla, Jean-Claude Drouot

20 €

17 €

   

Samedi 8 juillet

Mes Chéries. Clarisse Lispector à ses soeurs
> Maria de Medeiros, Julia de Gasquet, Lara Suyeux

20 €

17 €

   

Le bar du Bosquet au château accueille les spectateurs de 20h15 à 21h45 et propose boissons et restauration légère.

LECTURE SPECTACLE

Tarif plein

Tarif réduit*

Mardi 4 juillet

Le Grand Jack London
> Romane et Richard Bohringer

26 €

19 €

Mercredi 5 juillet

Mme de Sévigné
> Marie-Christine Barrault

26 €

19 €

Jeudi 6 juillet

Tu ne sais pas que je suis un grand homme
> Nathalie Cerda, Thomas Sagols

26 €

19 €

Vendredi 7 juillet

Mon petit Paul : Camille Claudel à son frère
> Ruth Olaizola, Mohamed Rouabhi

26 €

19 €

Samedi 8 juillet

Moi en échange, je reste célibataire pour nous deux
> Emmanuel Noblet

26 €

19 €

Abonnement 5 spectacles 22h

110 €

85 €

LECTURE Spectacle 19H30 + LECTURE SPECTACLE 22h

Tarif unique

Billet groupé dans la limite des places disponibles

40 €

* Le tarif réduit est accordé aux moins de 18 ans, aux étudiants, aux chômeurs et aux habitants du Pays de Grignan.

Bon de réservation
Pour réserver, téléchargez le bon de réservation ci-dessous et suivez les instructions.

 

BON DE RÉSERVATION

Retrouvez les anciennes programmations du festival de la correspondance de Grignan ci-dessous et dans notre rubrique archive.

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